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Chârost : un centre de transit accueille des réfugiés depuis cet hiver

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Par , France Bleu Berry
Charost

Un nouveau centre de transit pour les réfugiés dans le Cher : l'association Viltaïs a ouvert en novembre quatre logements d'une capacité de 25 places à Chârost entre Issoudun et Bourges. La France s'est engagée à accueillir 5.000 réfugiés par an (dont environ 450 en région Centre-Val de Loire).

Cette famille syrienne a passé plusieurs années dans un camp en Turquie, avant d'obtenir le statut de réfugiés en France et d'arriver à Chârost (Cher)
Cette famille syrienne a passé plusieurs années dans un camp en Turquie, avant d'obtenir le statut de réfugiés en France et d'arriver à Chârost (Cher) © Radio France - Michel Benoit

Chârost ne compte que 980 habitants, mais ce n'est pas un problème pour Yann Delmon, responsable du pôle réfugiés chez Viltaïs Centre-Val de Loire : " Bien souvent, l'accès au logement est plus compliqué dans les zones urbaines que dans les zones rurales. Les liens humains, avec les habitants sont souvent beaucoup plus intenses dans les petites communes. Evidemment, on cible des communes qui possèdent encore quelques commerces et qui proposent des transports pour faciliter les démarches d'insertion.

Eric et sa famille. Ils sont Congolais mais viennent de camps au Rwanda.
Eric et sa famille. Ils sont Congolais mais viennent de camps au Rwanda. © Radio France - Michel Benoit

Eric est Congolais. Imaginez, il a passé 19 ans avec sa famille dans un camp de tentes, au Rwanda. Il est arrivé à Chârost le 17 décembre avec sa femme, ses deux enfants et sa belle-soeur.  Ici, c'est une toute autre vie : " Les enfants ont commencé à étudier à l'école " détaille Eric. " On va à la boulangerie acheter du pain, au marché également. Notre vie a beaucoup changé. Ici, nous sommes bien."  Les réfugiés (ils ont l'autorisation de rester en France, à l'inverse des migrants sur qui les autorités n'ont pas encore statué, ou alors négativement)  restent environ deux mois dans ce centre de transit. Ils sont évidemment libres d'aller et venir. Eric ira ensuite s'installer avec les siens à Châteauroux.  Le confort est parfois une découverte notamment pour les enfants à qui il faut expliquer le b.a.ba : " Que ce soit de l'eau courante et potable qui sorte du robinet dans la cuisine, ce n'est pas naturel pour eux " détaille Yann Delmon. " On doit leur montrer et si on oublie, la personne vient nous demander de l'eau. La lumière aussi, on doit tout expliquer,  comme les toilettes aussi.

Yann Delmon de l'association Viltaïs, (à gauche), et Ludo Coste, maire de Chârost  (à droite)
Yann Delmon de l'association Viltaïs, (à gauche), et Ludo Coste, maire de Chârost (à droite) © Radio France - Michel Benoit

Chaque adulte doit suivre 600 heures de cours pour découvrir la langue et les valeurs françaises. Il monte aussi un projet d'insertion que ses référents vont accompagner : " Ils arrivent en France avec une très grande envie d'aller à l'école ou de travailler " ajoute Yann Delmon. " Notre rôle, c'est aussi de les aider à garder ce niveau de motivation malgré les difficultés administratives ou techniques qu'ils peuvent rencontrer." 

Quatre appartements sont aménagés pour les familles de réfugiés à Chârost (Cher)
Quatre appartements sont aménagés pour les familles de réfugiés à Chârost (Cher) © Radio France - Michel Benoit

A la campagne, c'est parfois plus compliqué puisqu'il faut se déplacer pour tout et que les emplois sont moins nombreux. En tout cas, le maire de Chârost que la préfecture a contacté peu de temps après son élection en juin dernier, se dit fier d'accueillir ces familles : " Le Berrichon a l'habitude qu'on traverse son pays, mais qu'on n'y reste pas. " confie Ludo Coste. " Il regarde donc plutôt l'étranger avec méfiance, mais la culture de l'autre nous enrichit. Et c'est ce qui manque parfois à nos territoires ruraux. Et là, on la chance de pouvoir accueillir des familles qui sont des réfugiés. C'est une fierté pour Chârost. Vous imaginez, sur la carte du monde, on n'existe pas et pourtant, on part du Comité pour les réfugiés des Nations Unies, pour passer par la France et arriver à Chârost et nos 980 habitants." 

Le centre de Chârost et ses commerces
Le centre de Chârost et ses commerces © Radio France - Michel Benoit

Un quart environ de ces réfugiés décroche un emploi ou une formation au bout d'un an. D'autres communes rurales comme La Châtre, Avord, Ste Sévère sur Indre et Aigurande accueillent des familles de réfugiés en Berry au même titre que des villes plus importantes comme Bourges, Vierzon Issoudun et Châteauroux.

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