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Société

VIDÉO - Chasseurs et louvetiers de Côte-d'Or se tirent dans les pattes pour remplir les quotas de sangliers

dimanche 28 octobre 2018 à 17:49 Par Lila Lefebvre et Bradley Desouza, France Bleu Bourgogne

Il faut décimer près de 14 000 sangliers dans le département cette saison, vue l'ampleur de la tâche la préfecture de Côte-d'Or a demandé le renfort d'une quinzaine de lieutenants de louveterie. Mais les chasseurs voient d'un mauvais œil cette concurrence.

Michel Chalumeau en train d'abattre le premier sanglier de la saison
Michel Chalumeau en train d'abattre le premier sanglier de la saison © Radio France - Bradley De Sousa

Clomot, France

"Chasse aux sangliers gardée", c'est le message des licenciés de la fédération de chasse Côte-d'Or depuis l'autorisation par la Préfecture de prélèvements par des lieutenants de louveterie, des bénévoles qui se mettent au service de l'état. Depuis, la cohabitation entre louvetiers et chasseurs est pour le moins tendue.

En plus de la sécheresse, les agriculteurs souffrent à cause des sangliers en Côte d'Or. Ces animaux dévastent les récoltes, abîment les terres, et cette année leur population a considérablement augmenté. Alors les sociétés de chasse ont pris le problème à bras le corps d'ici la fin du printemps, 14 000 sangliers doivent être abattus, 1100 ont déjà été tués. 

"Il y a des endroits où les société de chasse ne sont pas présentes, et où les services de l'Etat doivent intervenir pour assurer la gestion des populations de sangliers, appuie Jean-Luc Iemmolo, le directeur de la Diréction départementale des territoires. Pour les épauler, la préfecture de Côte-d'or a fait appel à des lieutenants de louveterie, 16 en tout qui ont déjà tué 70 sangliers depuis le début du mois d'octobre. 

Michel Chalumeaun chasseur à Clamot près d'Arnay-le-Duc - Radio France
Michel Chalumeaun chasseur à Clamot près d'Arnay-le-Duc © Radio France - Bradley de Souza

Ce qui n'est pas du goût de chasseurs : "il sont très soucieux de leur gestion de population, s'agace Jean-Luc Iemmolo, et il n'est pas rare qu'un chasseur voit d'un très mauvais œil l’intervention d'un louvetier".   " Il s’avère que ces agents font l’objet de fortes pressions sous forme de menaces, jusqu’à subir des dégradations matérielles et craignent de ce fait pour leur sécurité ", expliquait la préfecture le 12 octobre. " Face à ces agissements inacceptables et répréhensibles aux yeux de la loi, les mesures visant à la sécurité de ces agents représentant l’action de l’État vont être renforcées. L’ensemble des représentants au niveau départemental tant agricoles, forestiers que cynégétiques ainsi que les services de l’État soutiennent l’action des lieutenants de louveterie et attendent de la part des chasseurs une action efficace pour prélever des sangliers et faire baisser les populations ".

_"Ce ne sont pas les lieutenants de louveterie qui vont éradiquer les populations de sangliers, r_appelle lui Michel Chalumeau de la société de chasse de Clomot près d'Arnay-le-Duc. Le but des lieutenants de louveterie n'est pas de réaliser le plan de chasse à la place des chasseurs, donc pendant la période de chasse du 1 juin jusqu'à la fin février, la priorité est donnée aux chasseurs".