Société

Chasseurs et promeneurs doivent cohabiter

Par Jean-Pierre Morel, France Bleu Pays d'Auvergne lundi 12 septembre 2016 à 5:00

Les chasseurs doivent à nouveau cohabiter avec les promeneurs
Les chasseurs doivent à nouveau cohabiter avec les promeneurs © Radio France - Jean-Pierre Morel

Comme dans beaucoup de départements, c'était l'ouverture de la chasse ce dimanche dans le Puy de Dôme, le Cantal et la Haute-Loire. Une journée très attendue par les chasseurs, et parfois redoutée par les promeneurs. Si la cohabitation n'est pas toujours très facile, les accidents restent rares.

Si dans l'Allier, ils devront patienter une semaine encore, les chasseurs du Puy de Dôme, du Cantal et de Haute-Loire ont ressorti les fusils et les chiens ce dimanche. L'ouverture de la chasse au gibier à poils et à plumes est toujours une journée très attendue. "C'est ma 69ème ouverture, et je suis toujours là" s'amuse André, 85 ans. A Chappes, en Limagne, il est le plus ancien de la société de chasse qui compte une trentaine de membres. "Aujourd'hui, avec mon collègue, on est bredouille, mais ce n'est pas grave, ça tient en forme, et on est toujours très prudent, c'est pour çà que j'ai ouvert mon fusil quand vous êtes arrivé". Michel, 74 ans, a lui aussi quelques années de permis derrière lui. Il regrette parfois le manquement aux règles élémentaires de prudence de la part de certains promeneurs qu'il croise sur les chemins. "Moi je porte une casquette fluo, les joggeurs ou les cyclistes ne le font pas toujours, il faut faire attention".

André et Michel regrettent le manque de prudence de certains promeneurs - Radio France
André et Michel regrettent le manque de prudence de certains promeneurs © Radio France - Jean-Pierre Morel

"Moi, c'est simple, je ne vais pas me promener ce jour là" Laurane, une mère de famille

Ici, les chemins qui permettent de circuler entre les champs de maïs sont habituellement très fréquentés le week-end. Un peu moins toutefois ce dimanche matin. Et si certains renoncent carrément à leur sortie dominicale, d'autres prennent les précautions nécessaires. "Je sors mon chien, les chasseurs aussi, mais je me suis habillée en fluo pour qu'ils me voient, il n'y a pas de problème" assure cette promeneuse matinale. Un peu plus loin, Dominique est à aux aguets avec son fils Corentin. "Quand on croise un promeneur ou un vttiste on tient le chien, on dit bonjour, on a pas toujours le retour mais c'est pas grave, on fait très attention".

Deux perdreaux et une palombe pour Jean-Pierre - Radio France
Deux perdreaux et une palombe pour Jean-Pierre © Radio France - Jean-Pierre Morel

L'an dernier en France on a recensé 142 accidents de chasse, essentiellement pour le gros gibier qui nécessite des armes dont la portée peut aller jusqu'à près de 4 kilomètres. 83% des victimes étaient des chasseurs.