Société

A Château-Gontier, rencontre avec un amoureux des voitures Simca

Par Germain Treille et Fabien Burgaud, France Bleu Mayenne dimanche 6 novembre 2016 à 6:00

Jean-Jacques Henry est passionné de Simca depuis tout petit. L'an passé, il a déboursé près de 10 000 euros pour un modèle de 1956.
Jean-Jacques Henry est passionné de Simca depuis tout petit. L'an passé, il a déboursé près de 10 000 euros pour un modèle de 1956. © Radio France - Fabien Burgaud

Ce dimanche 5 novembre à Château-Gontier se tient une bourse d'échanges au Parc Saint-Fiacre. Avec en parallèle une exposition d'une trentaine de véhicules d'exception : des Simca. Rencontre avec l'un des collectionneurs, Jean-Jacques Henry.

Avec son chien en laisse, Jean-Jacques Henry déambule dans les allées du parc Saint-Fiacre. Mais rien n'y fait. Le retraité de 76 ans a du mal à quitter sa Simca bleu acier des yeux. Cette marque française des années 30 et les Henry, c'est d'abord une histoire de famille : "Mon père était concessionnaire Simca juste après la guerre. Nous étions 4 fils, dont 3 dans l'automobile ! Le premier à Château-Gontier, le deuxième à Laval et moi j'étais concessionnaire à Mayenne", se souvient celui qui habite désormais à Nantes.

Une passion dans laquelle il baigne depuis tout petit donc. Et qui ne l'a pas quitté depuis. "Je ne sais pas comment l'expliquer. C'est un choix du cœur, c'est mon enfance, on ne l'a jamais oublié cette marque. Et puis ça nous plaisait, et le côté petite entreprise, c'était très convivial", raconte Jean-Jacques Henry.

Françoise Henry, sa femme, passe un dernier coup de chiffon sur les chromes.  - Radio France
Françoise Henry, sa femme, passe un dernier coup de chiffon sur les chromes. © Radio France - Fabien Burgaud

L'an dernier, il n'a pas manqué l'occasion de réaliser un de ses rêves d'enfants : détenir une Simca. Grâce à une annonce dans un journal spécialisé, le tour était joué. "Quand j'ai vu l'annonce, la photo était très jolie. Et puis je connaissais la marque donc je ne me faisais pas trop de soucis. Une voiture pareille, c'est évidemment pas commun. On ne dépasse pas 90 kilomètres/heure. Mais il y a un certain confort au volant", explique-t-il, fier de son coup.

Le bolide de 1956, qui fête donc ses 60 ans cette année, attire tous les regards avec ses grands phares jaunes et sa carrosserie bleu acier. Même Françoise Henry, sa femme, est surprise de l'engouement autour de sa voiture lorsqu'elle fait ses courses à Nantes. "Je prends souvent le volant, j'aime beaucoup l'espace qu'il y a avec la grande vitre. Des fois, sur le bord de la route, on m'applaudit ou on me fait des signes pour me féliciter", s'amuse-t-elle.

Ils sont fous amoureux de leur véhicule et en connaissent le moindre boulon.

Un peu plus loin dans le parc, un autre modèle, une Peugeot 203 blanche, de 1953, avec un exemplaire d'époque de Paris Match.  - Radio France
Un peu plus loin dans le parc, un autre modèle, une Peugeot 203 blanche, de 1953, avec un exemplaire d'époque de Paris Match. © Radio France - Fabien Burgaud

Cette foire de l'automobile de collection, comme on pourrait l'appeler, est à l'initiative de l'AMAV : les amateurs mayennais d'anciennes voitures. L'an prochain, ce sera même la 30e édition du genre, toujours avec le même crédo : chaque année une marque est mise en valeur.

Henri Couvillers, membre du bureau du l'AMAV, entre la Peugeot 2003 de sa femme, et d'une Clément-Bayard, qui date de 1912. - Radio France
Henri Couvillers, membre du bureau du l'AMAV, entre la Peugeot 2003 de sa femme, et d'une Clément-Bayard, qui date de 1912. © Radio France - Fabien Burgaud

Membre du bureau, Henri Couvillers se réjouit des modèles présents, de leur qualité de conservation. Et dresse un portrait-robot de ces collectionneurs, qu'il côtoie depuis des décennies. "C'est un attachement affectif entre la personne et sa voiture. Certains sont passionnés par une marque, d'autres un modèle en particulier. En tout cas, en général, ils connaissent leur véhicule sur le bout des doigts. Ils en sont fous amoureux et connaissent la présence d'un boulon, l'historique, etc. Parmi eux, il y a aussi des mécaniciens qui se passionnent et remettent sur roues ces modèles. Ça peut leur prendre de quelques mois à deux ans pour les plus obstinés !", explique-t-il. Malgré les années qui passent, il observe que les curieux se pressent toujours pour admirer ces voitures de collection, qui ne se démodent décidément jamais. Même plusieurs décennies après être sorties des usines.