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CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 54 en orange

Châteauroux : des militantes féministes mobilisées contre le "remaniement de la honte"

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Par , France Bleu Berry

Une vingtaine de militantes féministes se sont rassemblées à Châteauroux. Elles s'indignent de la nomination de Gérald Darmanin, accusé de viol, au ministère de l'Intérieur, et celle d'Éric Dupond-Moretti au ministère de la Justice, après les propos critiques qu'il a tenu envers le mouvement #MeToo.

Une vingtaine de militantes et militants féministes rassemblés à Châteauroux.
Une vingtaine de militantes et militants féministes rassemblés à Châteauroux. © Radio France - Emeline Ferry

Elles s'indignent contre ce qu'elles appellent le "remaniement de la honte". Une vingtaine de militantes féministes se sont rassemblées ce mardi 14 juillet sur la place de la République à Châteauroux pour exprimer leur colère. C'est le collectif Nous Toutes 36 qui a organisé cette mobilisation contre la nomination de Gérald Darmanin, accusé de viol, au ministère de l'Intérieur, et celle d'Éric Dupond-Moretti au ministère de la Justice, après les propos très critiques qu'il a tenu envers le mouvement #MeToo. 

"C'est honteux, c'est une grande claque dans la tête des victimes et de toutes les associations qui se battent depuis des années", estime Olivia Jan, la présidente de Nous Toutes 36. "Pour les femmes victimes de violences, c'est ressenti comme si on nous crachait à la tronche, comme si on n'était rien, comme si on ne valait rien et que nos combats n'étaient pas importants. C'est un très grand manque de respect"

Pour les femmes victimes de violences, c'est ressenti comme si on nous crachait à la tronche, comme si on n'était rien, comme si on ne valait rien

"Nommer comme ministre de l'Intérieur une personne accusée de viol, qui va donc avoir un rôle très important pour pouvoir recevoir les plaintes des victimes, c'est se moquer des victimes et de celles qui osent prendre la parole", estime Mathilde, une jeune manifestante.

Clara, étudiante, se désole du message envoyé par ce remaniement. "C'est un symbole de notre impuissance, de l'incapacité de faire bouger les institutions. C'est le symbole du contrôle par les agresseurs de tous les moyens d'action légaux et institutionnels qu'on pourrait avoir contre nos agresseurs", déplore la jeune femme, qui dénonce la culture du viol. Certaines manifestantes y voient une provocation.

Le poing levé, les militantes féministes ont entonné "l'hymne des femmes" à Châteauroux.
Le poing levé, les militantes féministes ont entonné "l'hymne des femmes" à Châteauroux. © Radio France - Emeline Ferry

"Ça été un énorme choc. Même s'il y a la présomption d'innocence, il y a quand même une enquête en cours pour des faits très graves contre le nouveau ministre de l'Intérieur. Le viol est un crime", raconte une autre manifestante, qui a été victime de violences sexuelles pendant des années avec son ex-compagnon. 

Quand on entend les propos qu'ont tenu ces deux nouveaux ministres, j'ai peur qu'on banalise les violences sexuelles et sexistes

"J'ai vécu le harcèlement psychologique, les violences physiques, j'ai été violée, j'ai été harcelée", poursuit-elle. "Ça bousille une femme, dans sa confiance en elle, dans sa féminité, dans ses valeurs. La femme n'est pas un objet. Et il faut vivre avec ça après, se reconstruire. Il y a des femmes qui n'y arrivent jamais"

Elle explique avoir vécu l'annonce de ce remaniement comme "une grosse claque". "J'ai eu peur par rapport à mon dossier, peur que cela soit classé sans suite. Quand on entend les propos qu'ont tenu ces deux nouveaux ministres, j'ai peur qu'on banalise les violences sexuelles et sexistes", confie-t-elle.

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