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Société

Châteauroux : onze mois après le début de la "crise de l'hôpital", le personnel encore dans la rue

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Par , France Bleu Berry

Environ 70 salariés de l'hôpital de Châteauroux ont défilé, ce vendredi 14 février, jusqu'à la place de la République. Un cortège pour "déclarer leur amour" à l'hôpital et réclamer davantage de moyens.

Manifestation du personnel hospitalier à Ch^teauroux, 14 février 2020
Manifestation du personnel hospitalier à Ch^teauroux, 14 février 2020 © Radio France - Lisa Guyenne

Un cœur rouge collé sur les blouses blanches : en ce jour de Saint-Valentin, les soignants étaient appelés à manifester pour "déclarer leur amour à l'hôpital public". À Châteauroux, ils étaient entre 70 et 80, ce vendredi en fin d'après-midi, à prendre le départ d'un cortège qui reliait l'hôpital et la place de la République, au centre-ville. 

Un "amour" ingrat entre les soignants et l'hôpital

Dans le cortège, Anthéa manifeste, elle aussi, avec son cœur rouge : "Je suis très attachée à l'hôpital de Châteauroux, j'ai été embauchée quand j'ai été diplômée il y a sept ans. Puis j'aime mon métier, j'aime les gens. Je suis là pour montrer à madame Buzyn qu'on a un amour pour le lieu où on travaille."

Mais cette passion n'est pas facile à exercer. Manque de moyens, manque de personnel... Ce week-end, Anthéa va travailler le soir pour remplacer deux de ses collègues, en arrêt maladie. "On tape sur le personnel encore disponible, sauf qu'à force de revenir tout le temps travailler, c'est peut-être moi qui finirai en arrêt. Je suis fatiguée, j'ai aussi besoin de me reposer, d'être à la maison."

"Rien n'a changé" depuis le début du mouvement 

Ces derniers mois, le gouvernement a pourtant annoncé une série de mesures pour améliorer la vie des soignants, notamment une prime pour le personnel des urgences et ceux qui travaillent avec les personnes âgées. Mais, onze mois après le début de la crise des urgences (le mouvement est parti le 18 mars 2019 de l'hôpital Saint-Antoine, à Paris), les soignants n'ont donc pas l'impression d'avoir été entendus par la ministre de la Santé. En témoigne cette pancarte portée par un des manifestants : "Agnès Buzyn m'a tuée".

"Maternité de proximité : Buzyn m'a tuée", 14 février 2020 - Radio France
"Maternité de proximité : Buzyn m'a tuée", 14 février 2020 © Radio France - Lisa Guyenne

"Ça n'a pas changé. Rien n'a évolué", déplore Carole, représentante Cfdt et infirmière à l'hôpital de Châteauroux depuis 2012. C'est aussi l'avis d'Emmanuel Laibe, délégué Sud-Santé. Et ces conditions de travail ont un impact sur le moral du personnel. "L'esprit d'équipe s'en ressent : avant, l'hôpital public était une grande famille. Là, les gens se sentent incompris. Parce que soudés, ils ne sont pas entendus, donc ils essaient de se défendre seuls, mais ça ne marche pas non plus. Je crois qu'il y a une part d'incompréhension et de nonchalance, dans les pouvoirs publics."

Les manifestants réclament, plus que des primes dans quelques services, une augmentation générale du budget de l'hôpital public, ainsi qu'une augmentation des salaires de 300 euros pour tout le personnel soignant. 

► Écoutez le reportage de France Bleu Berry avec les soignants

Écoutez le reportage de France Bleu Berry avec les soignants

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