Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Cher : les migrants du Subdray ne veulent pas être expulsés en Italie

lundi 27 novembre 2017 à 19:21 - Mis à jour le lundi 27 novembre 2017 à 21:32 Par Jonathan Landais, France Bleu Berry

Une soixantaine de migrants ont manifesté ce lundi midi devant la Préfecture du Cher pour protester contre la procédure Dublin. Le texte prévoit de les renvoyer dans d'autres pays européens ce qu'ils refusent.

Les migrants ont déposé une lettre en Préfecture après avoir pris la parole à tour de rôle au micro.
Les migrants ont déposé une lettre en Préfecture après avoir pris la parole à tour de rôle au micro. © Radio France - Jonathan Landais

Le Subdray, France

"Non à la procédure Dublin !" Une soixantaine de migrants originaires du Soudan, Guinée, Côte d'Ivoire et Mali ont manifesté ce lundi devant la Préfecture du Cher pour protester contre la procédure Dublin. Cette réglementation décidée par l'Europe leur impose de faire une demande d'asile en Grèce ou en Italie, en clair dans le pays où ils ont transité la première fois avant d'arriver en France.

Assignés à résidence près de Bourges

Ces migrants sont actuellement logés dans l'ancien hôtel Formule 1 du Subdray transformé en Prahda, un centre d'hébergement. Ces demandeurs d'asile sont assignés à résidence et doivent pointer au commissariat tous les jours, comme Djibril qui a fui la guerre civile au Soudan. "C'est comme une prison.... on est gardé ici et puis après on nous renvoit en Italie... mais en Italie personne ne veut de nous, donc on se retrouve tout seul à la rue", déclare cet homme dans un anglais maîtrisé.

François, militant du CODAC 18 - Radio France
François, militant du CODAC 18 © Radio France - Jonathan Landais

"Leurs empreintes ont été prises de force en Italie"

Leurs empreintes ayant été enregistrées en Italie ou en Grèce, l'Europe les oblige à retourner dans le pays où ils ont mis les pieds pour la première fois, une situation hypocrite selon François, l'un des membres du CODAC 18, le collectif "On dort au chaud" qui leur vient en aide. "Pour certains leur demande d'asile a déjà été refusée dans d'autres pays, il y a aussi beaucoup de gens qui viennent d'anciennes colonies françaises et qui parlent français donc ils veulent demander l'asile en France".

Déjà pris en charge à Argenton-sur-Creuse

La plupart de ces migrants sont en France depuis huit à dix mois, certains commençaient même à être pris en charge dans des structures d'accueil comme le CAO d'Argenton dans l'Indre, le centre d'accueil et d'orientation. "C'est inhumain pour eux et pour nous citoyens c'est totalement absurde, on paye des billets d'avion avec nos impôts pour les renvoyer en Italie alors qu'il n'y a plus de place chez eux, ça n'a aucun sens", s'insurge Catherine de l'association "Accueil du cœur 36" qui leur venait en aide à Argenton.

Dans la lettre remise à la Préfète du Cher les migrants réclament la fin des assignations à résidence et l'arrêt de la procédure Dublin pour qu'ils puissent comme les autres faire une demande d'asile via la réglementation classique. L'ancien hôtel Formule 1 du Subdray dispose d'une capacité d'accueil d'environ 90 places, une soixantaine de migrants y sont actuellement hébergés.