Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Cher : Michel Autissier dénonce une surenchère des jeunes médecins

-
Par , France Bleu Berry

Et de dix ! Une interne Roumaine, originaire de Moldavie, vient de décrocher la dixième bourse, versée par le département du Cher à des futurs médecins. Cette jeune femme de 27 ans, va bénéficier d'une aide 600 euros par mois jusqu'à la fin de ses études, en avril 2021.

Le président du conseil départemental du Cher, Michel Autissier, a remis une bourse à une jeune interne en médecine moldave qui s'engage à venir exercer dans le département
Le président du conseil départemental du Cher, Michel Autissier, a remis une bourse à une jeune interne en médecine moldave qui s'engage à venir exercer dans le département © Radio France - Michel Benoit

En contrepartie de cette bourse départementale, Marina Dragoï s'engage à exercer durant 5 ans minimum comme médecin dans le Cher. Le dispositif a été lancé en 2006. Dans le Cher, 59 % des médecins ont plus de 55 ans. Seul le secteur d'Aubigny sur Nère, dans le Nord du département, n'est pas classé en désert médical. Pour le président du conseil départemental du Cher, Michel Autissier (ancien médecin généraliste, il sait donc de quoi il parle), une solution efficace pour enrayer la baisse du nombre de praticiens, serait d'ouvrir à Bourges une première année de médecine, comme ce sera le cas à Nevers l'an prochain : " On revient toujours vers ses racines.Il faut donc inciter nos jeunes berrichons à s'orienter vers les études en médecine, sans les obliger à devoir partir à Tours. J'ai avancé l'idée le premier, il y a deux ou trois ans, d'ouvrir une première année d'études à Bourges. C'est facile à mettre sur pied. C'est que des sciences fondamentales à enseigner. Mais voilà, chacun défend son pré-carré. _Je trouve qu'on laisse beaucoup trop de médecins en intérim à l'heure actuelle_. Cela pose quand même des problèmes au prorata de l'utilité publique de ces études qui ont été payées par l'état et par le citoyen. Je comprends leur envie de vivre mais il y a cette notion de rendre à l'état ce que l'état vous a donné." 

Marina Dragoï terminera ses études de médecine au printemps de 2021 et s'installera dans le Cher pour cinq années minimum.
Marina Dragoï terminera ses études de médecine au printemps de 2021 et s'installera dans le Cher pour cinq années minimum. © Radio France - Michel Benoit

Marie Dragoï, cette interne Moldave, exercera, elle, à plein temps au printemps 2021. Il y a encore deux ans, lorsqu'elle est arrivée à la faculté de médecine de Tours, cette jeune femme ne parlait même pas français. Elle a quitté la Roumanie à cause de la corruption qui y règne, affirme t-elle. La ruralité ? Ce n'est pas un problème pour elle. Au contraire : " Le département du Cher me rappelle mon pays. Les habitants sont très agréables et j'ai eu la chance d'avoir des maîtres de stage vraiment très bien. Exercer dans le Cher me correspond parfaitement."  Marina aura effectué ses trois années d'internat dans le Cher : cette bourse de 600 euros par mois est très importante pour elle : " Mon conjoint ne travaille pas. Cette aide mensuelle va lui permettre de se concentrer sur son projet professionnel.

Michel Autissier a offert à Marina un abonnement d'un an pour deux personnes aux Tango de Bourges, l'équipe de basket féminine.
Michel Autissier a offert à Marina un abonnement d'un an pour deux personnes aux Tango de Bourges, l'équipe de basket féminine. © Radio France - Michel Benoit

Michel Autissier le rappelle : on ne manque pas de médecins en France. Ils sont simplement mal répartis. Pour le président du conseil départemental, l'état devrait mettre fin à leur liberté d'installation, qui alimente une surenchère malsaine pour les attirer : "Je suis très attaché à la notion du donnant-donnant et du service rendu. J'estime qu'on n'a pas le droit de s'en foutre. Tout le monde a peur de certaines réactions. Mais il ne faut pas en avoir peur. Il faudrait présenter ces obligations et les inscrire dans le marbre." Sur 11 ans, le département du Cher a versé 177.000 euros sous forme de bourses  à de jeunes internes. Le conseil départemental du Cher met également à disposition des logements pour les étudiants en troisième cycle de médecine ou en masso-kinésithérapie. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess