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Société

Cherbourg-en-Cotentin lance une campagne contre le harcèlement de rue

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Par , France Bleu Cotentin

Remarques sexistes, gestes déplacés, insultes, les femmes sont confrontées tous les jours au harcèlement de rue. La ville de Cherbourg-en-Cotentin veut faire de la sensibilisation sur le sujet avec une campagne d'affichage dans le réseau de bus notamment.

La campagne d'affichage donne des conseils en cas d'agression ou de titulaire (Cherbourg-en-Cotentin).
La campagne d'affichage donne des conseils en cas d'agression ou de titulaire (Cherbourg-en-Cotentin). © Radio France - Mahaut de Butler

Cherbourg, France

"Face au harcèlement, n'attendons pas pour réagir." Voilà ce que l'on peut déjà lire dans les bus du réseau de Cherbourg-en-Cotentin. La société Zéphir participe à la campagne. Ces affiches dans les transports permettent de toucher un large public, et c'est justement l'objectif. "Sensibiliser absolument tous les voyageurs en direct, détaille le responsable marketing de Zéphir, Romain Dandois. Qu'ils soient témoins, victimes ou agresseurs également."

Cela passe par des conseils concrets. Aux victimes d'une part : dire non ouvertement, interagir avec les autres passagers ou les passants dans la rue, rompre la proximité physique avec le harceleur... Mais surtout, les affiches offrent des pistes d'action aux témoins. Il est possible d'être "tétanisé" dans ce genre de situation, reconnaît Michelle Mollo, président du Centre d'information sur les droits des femmes et des familles de la Manche (CIDFF). 

Pourtant, il existe des gestes très simples : faire diversion en allant saluer la victime même si on ne la connaît pas, lui proposer de l'aide, et éventuellement, si l'on en est capable, s'interposer.  Les chauffeurs de bus sont avertis eux aussi , ils disposeront des contacts à appeler en cas d'agression. 

Pyramide de la violence

A Cherbourg, peu d'incidents remontent jusqu'aux oreilles de la mairie ou de Zéphir. Cela n'empêche pourtant pas les comportements déplacés. En effet, avant l'agression physique, il y a une série graduelle de gestes problématiques, explique Michelle Mollo : "ça peut paraître anodin pour beaucoup de gens, des sifflements, des regards insistants, des remarques grivoises... et ce sont toutes ces étapes, jusqu'au viol, qui sont rappelées dans cette campagne."

La mairie de Cherbourg prépare également une opération pour le 28 novembre, date à laquelle la Ville lancera le dispositif Angela. Imaginé par un collectif féministe rouennais, il permet aux femmes de trouver un refuge en cas d'agression. Ainsi, si une femme se sent en insécurité, ou bien menacée dans la rue, elle pourra se présenter dans un commerce partenaire de l'opération en demandant si Angela est disponible, sans avoir à commander. Le personnel comprendra qu'elle est en détresse et lui offrira l'hospitalité, l'idée étant de rompre l'isolement des victimes.

Le contact du CIDFF de la Manche : 02 33 94 77 05

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