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Chèvres attaquées par des chiens à Anglet : "la plus grande faute est celle du propriétaire"

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Par , , France Bleu Pays Basque

La polémique enfle après le décès de Peio Olçomendy à Anglet, éleveur qui a vu plusieurs de ses chèvres tuées par trois chiens lundi soir au "bois des chasseurs". Des signalements sur le comportement du propriétaire des chiens avaient déjà été faits selon plusieurs témoignages.

Les trois Malinois croisés Beauceron ont été recueillis par le refuge de la SPA de Bayonne.
Les trois Malinois croisés Beauceron ont été recueillis par le refuge de la SPA de Bayonne. © Radio France - Andde Irosbehere

Vif émoi à Anglet, après le décès de Peio Olçomendy. Cet éleveur a succombé lundi soir à une crise cardiaque, après avoir assisté à un véritable massacre au "bois des chasseurs" : trois chiens ont tué six de ses chèvres qu'il faisait pâturer dans le cadre d'une expérimentation à la forêt de Chiberta. 

Le propriétaire a été interrogé au commissariat de Bayonne à la demande du parquet, et depuis, la polémique enfle car ces chiens et leur propriétaire avaient déjà fait l'objet de signalements à plusieurs reprises.

Un chevreuil, un chien et un cheval déjà attaqués

Les trois chiens, des Malinois croisés Beauceron, ont été récupérés ce mardi par Txakurrak, le refuge de la SPA à Bayonne. Ce sont deux femelles et un mâle qui n'étaient pas identifiés, et qui s'étaient déjà montrés dangereux selon Joëlle Turcat, la présidente du refuge. "Le propriétaire n'est pas prêt de retrouver ses animaux, on peut attribuer la faute au chiens mais la plus grande est évidemment envers le propriétaire, s'insurge-t-elle. Il avait l'obligation de tenir ses chiens en laisse et muselés. Il y a déjà eu des attaques, un chevreuil, un chien, un cheval... ce n'est pas la première fois. Et ce monsieur les lâchait, n'était pas à coté d'eux, il n'y avait pas de rappel, c'est irresponsable au possible."

"Je pense qu'il va falloir qu'il y ait une prise de conscience, parce qu'il y a de plus en plus de gens qui ont des chiens, il faut vraiment que la réglementation soit vérifiée, contrôlée et sanctionnée si ce n'est pas fait." — Joëlle Turcat, présidente du refuge Txakurrak

"Il avait l'obligation de tenir ses chiens en laisse et muselés" - Joëlle Turcat

"Il a reconnu les faits, mais il n'a rien fait"

Antoine Mautalen, habitant de Bayonne, avait déposé plainte en 2016, après que sa fille et son cheval aient été agressés au Centre Hippique de la Côte Basque. "Tout d'un coup elle voit sortir d'un fourré trois chiens, qui ont mordu son cheval, qui ont failli la faire tomber. Les deux filles ont été traumatisées, elles n'ont pas dormi de la nuit, elles en ont pleuré, témoigne le Bayonnais. Je suis allé retrouver le propriétaire, il a reconnu les faits, il s'est confondu en excuses, mais il n'a rien fait. Il devait plus ou moins me rembourser les frais de vétérinaire, il ne l'a jamais fait, il devait se séparer d'un de ces trois chiens qui était chef de meute, il ne l'a jamais fait. Je suis allé déposer plainte à la police qui n'a pas vraiment non plus bougé. Cela aurait pu être fait avant, et peut-être que ce monsieur serait toujours avec nous."

"Je suis allé déposer plainte" - Antoine Mautalen

Que vont devenir ces chiens ? Le maire d'Anglet Claude Olive demande qu'ils soient pris en charge, mais il faut d'abord l'aval d'un vétérinaire. Le refuge indique que d'autres solutions existent. Une évaluation comportementale des animaux a été ordonnée. Le maître lui, a été entendu par la police. Il risque une amende pouvant aller jusqu'à 1.500 euros. 

Deux enquêtes ont été ouvertes : l'une pour divagation d'animaux, l'autre pour mort subite sur la voie publique, afin de déterminer les raisons exactes du décès de Peio Olçomendy.

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