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Société

Chikirou, Destot, Vallini, Dussopt : ils ont étudié à l'IEP de Grenoble qui fête ses 70 ans

vendredi 26 octobre 2018 à 8:55 Par Justine Dincher, France Bleu Isère

L'institut d'études politiques de Grenoble, créé en 1948, a vu défiler des milliers d'étudiants. 15.000 ont été diplômés, parmi eux "des têtes d'affiche". Jean-Charles Froment, directeur de l'IEP, raconte l'histoire et l'évolution de cet établissement.

L'IEP de Grenoble, qui fête ses 70 ans, a inauguré l'extension de ses bâtiments.
L'IEP de Grenoble, qui fête ses 70 ans, a inauguré l'extension de ses bâtiments. © Radio France - Véronique Pueyo

Grenoble, France

L'institut d'études politiques (IEP) de Grenoble a 70 ans cette année. "Il est né en 1948 dans le cadre d'un schéma, qui était celui de la décentralisation  de la formation des élites administratives et politiques, centralisée jusqu'à présent à Paris", explique Jean-Charles Froment, directeur de l'IEP depuis 2012. Aujourd'hui, il y a neuf IEP de région, "avec une même identité, un même projet de formation et des spécialités, des domaines d'expertise qui peuvent être un peu particuliers". "À Grenoble, il y a plein de spécificités, et notamment, la puissance de son activité scientifique", d'après Jean-Charles Froment qui a inauguré jeudi 25 octobre l'extension du bâtiment de l'antenne grenobloise.

Taux d'activité "excellent" pour les anciens élèves

L'IEP de Grenoble est un établissement public, avec des droits d'inscription. "Une année à l'IEP de Grenoble coûte 1.300 euros, et ce sont les cinq années d'étude qui sont dans ce registre, détaille le directeur, pour certains, compte-tenu des situations socio-économiques familiales, ce n'est pas grand chose (...), pour d'autres, c'est beaucoup plus lourd, sachant que l'ensemble des boursiers sont exonérés de ces droits".

D'après Jean-Charles Froment, 90% des élèves ont un emploi, six mois après être sortis de cette école grenobloise. "Ce sont des niveaux excellents, ils sont quasiment 100% à avoir un emploi, un an après leur sortie". Ces étudiants peuvent potentiellement exercer des activités dans tous les secteurs, "contrairement aux représentations". Le directeur explique qu'ils ne font pas tous carrière en politique, en journalisme ou chez les haut-fonctionnaires, "70% de nos étudiants, à l'issue de leur formation, vont intégrer le secteur privé".

15.000 diplômés

De nombreux anciens élèves de l'IEP de Grenoble sont devenus célèbres. Sophia Chikirou par exemple, l'ex-directrice de la communication de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, dont on a beaucoup entendu parler ces derniers jours, a étudié à l'IEP. "Il y a eu 15.000 diplômés depuis la création de l'IEP de Grenoble, avec nécessairement des têtes d'affiche : Olivier Dussopt, actuellement au gouvernement (ndlr.  secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'action et des comptes publics), André Vallini (ndlr. ancien secrétaire d'état et ancien président du conseil départemental de l'Isère), Michel Destot (ndlr. ancien député-maire de Grenoble) et beaucoup de journalistes aussi comme Olivier Galzi, Agnès Vahramian, Françoise Joly (...)", détaille Jean-Charles Froment.