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"Je ne suis pas une salope" : choqué, un abonné de Canal Plus en Dordogne compte résilier son abonnement

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Par , France Bleu Périgord

Les auditeurs de France Bleu Périgord ont pris la parole ce mercredi 24 mars à propos du documentaire de Canal +, "Je ne suis pas une salope, je suis journaliste". La journaliste sportive Marie Portolano y dénonce les comportements sexistes dont elle et ses collègues femmes ont été victimes.

Le documentaire "Je ne suis pas une salope, je suis journaliste" provoque de nombreuses réactions après sa diffusion sur Canal +.
Le documentaire "Je ne suis pas une salope, je suis journaliste" provoque de nombreuses réactions après sa diffusion sur Canal +. © Maxppp - Jean-François Frey

Le documentaire "Je ne suis pas une salope, je suis journaliste" provoque de nombreuses réactions après sa diffusion sur Canal +, ce dimanche 21 mars. Dans ce film, la journaliste Marie Portolano donne la parole à une vingtaine de consœurs. Elles racontent les remarques et des comportements sexistes dont elles sont les cibles de la part des spectateurs sur les réseaux sociaux mais aussi dans les rédactions de la part de certains de leurs collègues. 

"Je ne veux pas cautionner ces comportements"

Ce mercredi 24 mars, France Bleu Périgord vous a demandé si vous étiez témoin ou victime de comportements sexistes ? Plusieurs auditeurs ont appelé leur radio pour témoigner en direct. Francis déclare que face à cette polémique qui touche notamment un journaliste de Canal +, il compte résilier son abonnement : "Je ne supporte pas ces comportements indignes et irresponsables de personnes vis à vis de leurs collègues". 

Francis revient notamment sur l'interview de Pierre Ménès. Dans une partie non diffusée dimanche dernier, le consultant sportif affirme que soulever la jupe d'une collègue n'est pas un comportement sexiste et que si c'était à refaire, il le referait. "C'est insupportable d'avoir un comportement de cette nature et je ne veux pas le cautionner ne serait-ce que par une partie infime de ma cotisation à Canal +". Selon Francis, on peut tout dire aux femmes à partir du moment où il y a du respect. L'auditeur périgourdin assure que les choses ont changé depuis son adolescence : "On n'avait pas conscience de cela, c'est une prise de conscience qui est arrivée maintenant et c'est une bonne chose pour les femmes car elles doivent être traitées d'égal à égal".

Pierre Ménès est interrogé dans le documentaire de Marie Portolano sur Canal +. Il avait soulevé la jupe de la journaliste lors d'une émission.
Pierre Ménès est interrogé dans le documentaire de Marie Portolano sur Canal +. Il avait soulevé la jupe de la journaliste lors d'une émission. © Maxppp - Nicolas Cleach

"Les mains aux fesses étaient légions"

Florence a appelé France Bleu Périgord pour témoigner de comportements sexistes qui l'ont obligés à changer de métier. "J'ai 47 ans et j'ai vécu plusieurs situations sexistes. J'ai été serveuse dans un bar-restaurant où les mains aux fesses étaient légions et j'ai dû arrêter à cause de ça. Aujourd'hui, j'ai encore des remarques à connotation sexuelle, des allusions des collègues. Tous les jours, c'est un peu lourd à porter. Et dès que l'on fait une remarque, c'est tout de suite "oh mais tu n'as pas d'humour". [...] Si, j'ai de l'humour mais pas forcément là dessus. Mes filles vivent ça actuellement et je ne trouve pas qu'il y ait de changement. Aujourd'hui, on est sorti du silence. On a plus de facilité à dire 'non ce n'est pas normal' alors qu'à l'époque, on prenait plus sur nous. 

Florence explique qu'on peut toujours parler aux femmes mais avec du respect et de l'élégance. "On n'est pas obligé de parler de sexe, on n'est pas obligé de rentrer directement dans l'intimité. On ne veut plus être la femme-objet et on se bat toutes contre ça". 

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