Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

"Personnels épuisés, patients en danger" : les salariés des blocs opératoires à nouveau mobilisés au CHR Metz-Thionville

-
Par , France Bleu Lorraine Nord

Nouvelle journée d'action pour les salariés des blocs opératoires du CHR de Metz-Thionville. Ils étaient une cinquantaine, ce jeudi après-midi, devant l'hôpital de Mercy, à l'appel de Sud Santé, pour demander à nouveau des moyens supplémentaires et l'amélioration de leurs conditions de travail.

Des salariés des blocs opératoires débrayent devant l'hôpital de Mercy, le 3 octobre 2019
Des salariés des blocs opératoires débrayent devant l'hôpital de Mercy, le 3 octobre 2019 © Radio France - magali fichter

Metz, France

Ils s'étaient déjà fait entendre il y a un peu moins d'un mois, mais depuis, disent-ils, la direction n'a rien cédé, en tout cas rien de concret. Une petite cinquantaine de personnels des blocs opératoires du CHR de Metz-Thionville ont donné de la voix, ce jeudi après-midi, devant l'entrée de l'hôpital de Mercy. Ils demandent toujours des moyens supplémentaires, des forfaits de garde et d'astreinte améliorés, ou encore des outils pour mieux prendre en charge les patients.

Quand le personnel est fatigué, une erreur peut se glisser d'autant plus facilement." - Victoire, infirmière au bloc

Ils sont excédés, tant sur le fond que sur la forme. Sur leurs banderoles et leurs pancartes, on pouvait lire "Hôpital du 21e siècle, conditions de travail du 19e siècle" ou encore "Personnels épuisés, patients en danger". Victoire, infirmière de bloc opératoire aux 35 ans de métier, décrit sa réalité : "On fait souvent 7h30-18h non stop, avec parfois seulement cinq minutes pour manger. Quand le personnel est fatigué, une erreur peut se glisser d'autant plus facilement. Ce n'est pas seulement pour nos conditions de travail qu'on se bat, on veut une qualité de soins", explique-t-elle.

Des salariés des blocs opératoires débrayent devant l'hôpital de Mercy, le 3 octobre 2019. Patricia Schneider, déléguée Sud Santé, tient une pancarte d'assignation administratives. - Radio France
Des salariés des blocs opératoires débrayent devant l'hôpital de Mercy, le 3 octobre 2019. Patricia Schneider, déléguée Sud Santé, tient une pancarte d'assignation administratives. © Radio France - magali fichter

Il faut donc des moyens, du personnel supplémentaire : c'est ce qui est martelé depuis le départ. Mais en plus des problèmes de fond, c'est la méthode employée par la direction qui choque les salariés, avec, depuis le début du mouvement, des assignations administratives systématiques, qui obligent les salariés grévistes à venir travailler. 

Des coursiers au domicile des salariés, "parfois jusqu'à 22h le soir"

Selon Patricia Schneider, déléguée syndicale Sud Santé, "soit les assignations sont remises aux personnels à leur poste pour le lendemain, soit on a la joie de voir un coursier arriver au domicile, parfois jusqu'à 22h le soir. Et si on ne répond pas, il laisse l'assignation dans la boîte aux lettres, ce qui n'a aucune valeur puisqu'elle doit être remise en main propre et signée". Elle y voit une méthode d'intimidation, de cassage de grève, de la part de la direction.

Des salariés des blocs opératoires débrayent devant l'hôpital de Mercy, le 3 octobre 2019 - Radio France
Des salariés des blocs opératoires débrayent devant l'hôpital de Mercy, le 3 octobre 2019 © Radio France - magali fichter

La réponse de la direction

La direction, quant à elle, écrit, dans un communiqué, qu'une délégation a été reçue il y a dix jours, "des échanges qui ont permis de déboucher sur la constitution de quatre groupes de travail (...) et d’amorcer une réflexion plus large sur les effectifs cibles en prenant en compte les évolutions de l’activité." Elle précise encore : "dans le cadre de sa mission de service publique, la direction générale du CHR, tout en privilégiant le dialogue avec les agents,  prend toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la qualité des soins."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu