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Société

Cirque Gruss : "Les animaux font partie de notre famille"

mercredi 1 novembre 2017 à 18:08 Par Angeline Demuynck, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Alors que des associations demandent l'interdiction des animaux sauvages sous les chapiteaux, le cirque Gruss, installé à Nancy pour 15 jours, refuse d'y renoncer. Pour clore le débat sur les conditions de vie de ses pensionnaires, il ouvre sa ménagerie au public.

Le numéro de John est l'un des points forts de la représentation
Le numéro de John est l'un des points forts de la représentation © Radio France - Angeline Demuynck

"Voici Babati, Burma, Jumbo et Siam". John Vernuccio-Togni, le responsable de la ménagerie nous présente ses quatre éléphantes, "ses petites". Des "petites" de plus de cinq tonnes et presque un demi-siècle qui appartenaient au grand-père du dresseur italien. Et la lignée s'arrêtera là : "Elles ne peuvent pas avoir de bébés car elles ont passé l'âge et il n'y a plus de commerce d’éléphants. Dans tous les cirques, ils vont disparaître progressivement", explique t-il.

Les éléphantes du cirque Gruss ne seront pas remplacées - Radio France
Les éléphantes du cirque Gruss ne seront pas remplacées © Radio France - Angeline Demuynck

Le cirque est né avec les animaux"

Les associations de défense animale voudraient bannir des cirques tous les animaux sauvages. Des pétitions circulent également. Un débat infondé selon John Vernuccio-Togni : "Le cirque est né avec les animaux, ceux qui sont ici sont nés en captivité et sont bien traités". Et pour le prouver, le cirque ouvre sa ménagerie au public avant chaque représentation. "Ce n'est pas la meilleure vie pour eux, reconnait Julie, maman d'une petite Agathe. Mais c'est vrai que, pour les enfants, c'est l'occasion de voir ces animaux-là en ville. C'est ce côté-là que l'on retient, le côté positif."

Ici, pas de savane pour permettre aux zèbres ou aux lions de s'ébattre. Mais une attention toute particulière portée à leur bien-être : "On essaie de donner à nos animaux (une soixantaine en tout) le plus d'espace possible, ils font partie de notre famille, résume le dresseur. On est avec eux 24h sur 24, on a des soigneurs qui sont de garde jour et nuit et moi je suis à disposition tout le temps. C'est grâce à cela qu'on arrive a avoir une confiance totale".

L'espace des fauves aménagé sur la place Carnot - Radio France
L'espace des fauves aménagé sur la place Carnot © Radio France - Angeline Demuynck

D'autres cirques comme André Joseph Bouglione, un cousin de la célèbre famille, ont d'ores et déjà décidé d'arrêter les numéros mettant en scène des animaux. Et le débat se poursuit : le ministre de l'écologie, Nicolas Hulot, a créé un groupe de travail sur le bien-être animal pour étudier une éventuelle interdiction des animaux sauvages dans les cirques. Le Collectif des cirques, qui réunit la quasi-totalité des cirques traditionnels français, dénonce une "campagne de dénigrement".