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Société

Claude André : "Le 8 mai 1945, j'ai pris une bonne cuite"

À la veille du 75e anniversaire du Débarquement en Normandie, la victoire du 8 mai 1945 a été commémorée ce mercredi à Caen. Un vétéran de la Seconde guerre mondiale était présent : le Caennais Claude André. Membre des forces navales de la France Libre, il se souvient de ce jour si particulier.

Le Caennais Claude André, membre des forces navales de la France Libre
Le Caennais Claude André, membre des forces navales de la France Libre © Radio France - Jean-Baptiste Marie

Caen, France

Claude André n'a pas 20 ans quand il s'engage derrière le général de Gaulle. Fuyant l'occupation allemande, le jeune caennais s'engage dès ses 18 ans dans la marine française alors contrôlée par le régime de Vichy dans le but d'avoir l'opportunité de rejoindre la Grande-Bretagne. Envoyé en Algérie pour suivre une formation à l'automne 1942, il arrive en plein débarquement allié en Afrique. Il en profite pour grimper à bord d'un bateau de la France Libre pour gagner l'Angleterre. Déserteur, il s'engage au sein des forces navales de la France Libre. Claude André ne débarquera pas en Normandie, mais il participera à la bataille de l'Atlantique protégeant des convois alliés en mer, et pour traquer et couler les sous-marins nazis.

"Avec la frégate La Surprise on était rentré en Angleterre, raconte Claude André aujourd'hui âgé de 95 ans. J'ai fêté le 8 mai 1945 dans un grand village d'Angleterre à Newton Abbot, avec les anglais. Et là, pourtant ce n'est pas mon habitude, j'ai pris une bonne cuite. Avec les Anglais on a fêté ça très très bien", poursuit le vétéran dans un large sourire.

Morts pour la liberté de la France

Ce souvenir du 8 mai 1945, comme tous les autres, est bien ancré dans la mémoire de l'ancien combattant caennais. "J'ai une mémoire extraordinaire. Quand j'interviens dans les lycées ou partout où l'on m'appelle, je n'ai absolument aucunes fiches. Tout est dans ma tête. Depuis la déclaration de guerre jusqu'à la fin de la guerre, tout ce que j'ai vécu c'est là (il montre son crâne). J'en fais profiter des jeunes, ce qui me rend très très fier.

Pudiquement, avec honneur aussi, Claude André évoque ce qui est arrivé à ses proches restés en Normandie pendant le conflit. "Quand je suis rentré à la vie civile, j'ai appris que mon père a été tué à Caen, le 6 juin 1944 lors des premiers bombardements de la ville. Mon frère a connu le même sort à Vire. Ma famille a payé cher. Mais bon... la France a été libérée. "

Vétéran de la Seconde guerre mondiale, le Caennais Claude André raconte son 8 mai 1945