Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Clermont-Ferrand : 200 personnes réunies pour manifester contre les violences faites aux femmes

samedi 25 novembre 2017 à 21:06 Par Noémie Philippot, France Bleu Pays d'Auvergne

Le 25 novembre, c'est la journée de mobilisation mondiale contre les violences faites aux femmes. Presque 200 personnes ont défilé à Clermont-Ferrand, avec un seul message : stop.

Presque 200 personnes se sont réunies place de Jaude malgré le froid pour dénoncer les violences faites aux femmes.
Presque 200 personnes se sont réunies place de Jaude malgré le froid pour dénoncer les violences faites aux femmes. © Radio France - Noémie Philippot

Clermont-Ferrand, France

Presque 200 personnes se sont mobilisées hier à Clermont-Ferrand pour manifester contre les violences faites aux femmes. Le 25 novembre, c'est une journée de mobilisation mondiale et les militantes l'assurent : 200 personnes, c'est un peu plus que les années précédentes.

Les ados s'engagent aussi

Parmi elles, Mia et Telma. Elles ont 15 ans et c'était la première fois qu'elles venaient manifester. "Ça fait quelques mois que ça me tient à coeur, peut-être parce que j'ai grandi, explique Mia. Et puis la parole se libère." Pour son amie Telma, cette envie de mobilisation est venue par les réseaux sociaux : "Je pense que les hashtag sur Facebook, ça m'a encore plus donné envie de faire bouger les choses. Manifester pour moi, c'est concrétiser mes paroles."

Corinne milite depuis plusieurs années, et voir ces jeunes filles se mobiliser, cela lui donne de l'espoir : "C'est plein de promesses, les jeunes filles qui le constatent et qui seront mobilisées et mobilisables très tôt, pour refuser ça ! Cette parole qui se libère est nécessaire. Il faut qu'on en fasse un enjeu social."

Une journée de mobilisation marquée par les déclarations d'Emmanuel Macron

Cette année, le 25 novembre a pris une dimension particulière : ce matin, le président Emmanuel Macron a annoncé une série de mesures pour lutter contre les violences faites aux femmes, et a dit faire de l'égalité homme / femme la grande cause de son quinquennat.

Pour Katy Nadolski, co-présidente d'Osez le féminisme dans le Puy-de-Dôme, le chef de l'Etat ne va pas assez loin : "En Espagne, il y a eu un milliard mis sur la table contre les violences faites aux femmes, pour qu'il y ait des structures et un suivi. Nous on a 420 millions, ce n'est pas possible !" Elle estime que la priorité, c'est l'hébergement d'urgence pour les femmes victimes de violences conjugales. Cette année, 118 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint.

Katy Nadolski milite depuis 2012 pour qu'une structure d'hébergement d'urgence des femmes battues ouvre dans le Puy-de-Dôme.

Dans le cortège, il y avait aussi des hommes. Ils évoquent la nécessité d'être présents pour montrer, par exemple, qu'ils ont conscience des discriminations subies par les femmes dans le monde du travail.