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Société

Clermont-Ferrand : 250 personnes marchent contre les violences faites aux femmes

dimanche 25 novembre 2018 à 18:30 Par Mickaël Chailloux, France Bleu Pays d'Auvergne

Alors qu'on célébrait aujourd'hui la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, 250 personnes ont défilé ce dimanche après-midi dans le centre-ville de Clermont-Ferrand. Avec un seul message : STOP aux violences sexistes et sexuelles.

Le cortège a réuni la place Dellile et la place de Jaude
Le cortège a réuni la place Dellile et la place de Jaude © Radio France - Mickaël Chailloux

Clermont-Ferrand, France

En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint ou ex-compagnon. Un état de fait qui révolte les différentes femmes présentes ce dimanche dans la manifestation organisée par le collectif 8 mars toute l'année.  

En soutien à la jeune femme violée à Dellile 

Le cortège est parti de la place Delille. C'est dans ce lieu qu'une femme s'était faite violée il y deux mois. Sydney, étudiante en psychologie à Clermont-Ferrand, s'est rendu sur la place symboliquement "en soutien à cette jeune femme." "On en a marre d'avoir peur à chaque fois qu'on sort en ville" dit cette jeune étudiante. Anna Mendez, militante UNEF et étudiante en histoire, confirme : "la nuit, on a peur. On se demande si on fait 30 minutes de marche pour rentrer chez nous ou 15 minutes. Parfois, on en fait 30 pour pas passer à certains endroits car l'espace public ne nous appartient pas"

Mais cela commence même très tôt : Lilou est une jeune fille. Quand elle va à l'école, elle veut jouer au football dans la cour. _"Mais quand on veut jouer avec les garçons, ils disent que c'est pas pour les filles. Et quand on réussit à jouer, parfois ils nous tapent"_. Révolté, son père Alain a créé une pancarte spécialement pour faire parler de cette question. "Dans l'école de notre République, des garçons dominent encore dans ces espaces publics". 

Une plateforme numérique ? Pas suffisant pour les associations

Le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé ce dimanche le lancement d'une plateforme numérique qui permettra de signaler en ligne les violences sexuelles. Pour Leïla Chetih, membre du bureau d'Osez le Feminisme 63, c'est oublier qu'il faut plus de moyens pour les associations. "C'est un coup d'épée dans l'eau. Je crois qu'il a oublié ce que c'était #Metoo, des outils d'échange pour libérer la parole" estime-t-elle, avant d'avancer un autre argument. "Je pense qu'une femme victime de violences a besoin de contact, de personnes formées, des foyers partout, des endroits secrets où les femmes seront protégées pour se reconstruire." 

Une nouvelle manifestation le 13 décembre

Ce lundi, pour prolonger le débat, une conférence aura lieu à 17h30 à l'amphi Trudaine de l'Ecole de Droit à Clermont-Ferrand. Elle sera consacrée à la libération de la parole des femmes ainsi qu'à la manière dont les plaintes sont prises en charge par les services de police et de justice. Parmi les invités, Eric Maillaud, le procureur de la république de Clermont-Ferrand, Geneviève Lambert, militante historique du Planning Familial et Vincent Lopez médecin à l'unité de victimologie du CHU de Clermont.

Le collectif 8 mars toute l'année annonce également une nouvelle manifestation le 13 décembre. Cette manifestation sera non-mixte (donc réservée aux femmes) et démarrera à 19h, afin de dénoncer les violences faites aux femmes.