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Société

Clermont-Ferrand : le travail de titan des bénévoles de la Banque Alimentaire au moment du tri de la collecte

dimanche 26 novembre 2017 à 20:15 Par Noémie Philippot, France Bleu Pays d'Auvergne

Si vous êtes allés faire vos courses ce weekend, vous avez sûrement vu les bénévoles de la Banque Alimentaire dans votre supermarché. Au total, ils ont récolté presque 150 tonnes de produits de première nécessité dans les magasins de Clermont-Ferrand. Et après alors, où vont vos dons ?

Les équipes de 40 à 50 bénévoles se relaient par demi-journée pour trier les denrées collectées dans les supermarchés.
Les équipes de 40 à 50 bénévoles se relaient par demi-journée pour trier les denrées collectées dans les supermarchés. © Radio France - Noémie Philippot

Clermont-Ferrand, France

Ce weekend, c'était la grande collecte de la Banque alimentaire, le seul moment de l'année où elle sollicite le grand public. Le but : refaire les sotcks pour aider les personnes dans le besoin pendant un an.

A Clermont-Ferrand, on trie les 150 tonnes de produit collectés pour les redistribuer dans toute l'Auvergne : "On ramasse les produits en vrac, et ensuite notre problème c'est de les trier en stock en lots homogènes. On est amené à stocké environ 1000 palettes qu'on va écouler tout au long de l'année vers les bénéficiaires." explique Christian Tschann, président de la Banque Alimentaire d'Auvernge.

Christian Tschann, président de la Banque Alimentaire d'Auvergne explique le fonctionnement de l'entrepôt

2 300 m² dédiés au tri et au stockage aux Gravanches

Les dons arrivent par camion dans le centre de tri de la Banque alimentaire, située dans une enclave du terrain militaire des Gravanches. Dès qu'on pousse la porte de l'entrepôt de 1 000 m², on entre dans une véritable ruche. Tout le monde s'active : amener les conteneurs à la pesée, porter une caisse remplie de boîtes de conserve, pousser un chariot avec un énorme carton près au stockage (dans un autre entrepôt de 1 300 m²) ... Des équipes de 40 à 50 bénévoles se relaient par demi-journée.

Un bénévole amène les conteneurs sur la balance pour les peser. Sur le mur du fond de l'entrepôt, on projette en direct les résultats de la collecte, pour motiver les troupes. - Radio France
Un bénévole amène les conteneurs sur la balance pour les peser. Sur le mur du fond de l'entrepôt, on projette en direct les résultats de la collecte, pour motiver les troupes. © Radio France - Noémie Philippot

D'ici lundi soir, tout doit être trié et stocké, il faut être efficace. Laëtitia Rouvet est responsable du dépôt : "C'est un grand ballet, mais tout est organisé, tout est planifié. Les boxs arrivent des magasins, ils sont une première fois pesés pour avoir le tonnage global du magasin, et après ils sont triés par catégorie." Pour les catégories, rien de plus simple : le riz avec le riz, les conserves avec les conserves. Il faut donc aller chercher tous les paquets individuellement dans le vrac. Un travail titanesque.

De nouveaux bénévoles chaque année, mais aussi des fidèles.

Pour trier les produits qui arrivent en vrac, il faut se baisser, porter des caisses, plonger presque parfois dans les conteneurs. Françoise participe pour la première fois : "Les bacs sont profonds alors quand on arrive à la fin, c'est pas évident. Ca fait très mal au dos, mais bon, c'est pour quelque chose de bien. On arrive avec les blousons parce qu'on a froid au départ, mais on se réchauffe très vite, alors au lieu d'aller faire du sport dans une salle, je conseille aux gens de venir", dit-elle en riant.

Quand les bacs se vident, il faut presque plonger dedans pour attraper les derniers produits. Au bout de plusieurs heures, les bénévoles ont mal au dos, mais la bonne humeur générale aide à se motiver. - Radio France
Quand les bacs se vident, il faut presque plonger dedans pour attraper les derniers produits. Au bout de plusieurs heures, les bénévoles ont mal au dos, mais la bonne humeur générale aide à se motiver. © Radio France - Noémie Philippot

Un peu plus loin, Marouffe emmène un carton vers le stockage. Il y a trois ans, il a participé au programme de réinsertions de la Banque Alimentaire. Cela lui a permis de décrocher un CDI en tant qu'agent de sécurité. Alors il ne manquera aucune collecte : "Je leur dois beaucoup, alors c'es très très important que je vienne, parce que la Banque Alimentaire m'a trop donné, alors franchement le peu que je peux fournir je le ferai, chaque année pour la collecte je serai là."

Alors oui, le travail est difficile, mais en venant ici, les bénévoles trouvent aussi de la bonne humeur et de la solidarité. Tout ce qu'il faut pour se donner du courage.