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Société

Clermont-Ferrand : une marche solidaire pour Maxime, atteint de paralysie cérébrale

Maxime, 21 ans, souffre d'infirmité motrice cérébrale (IMC), et suit des thérapies coûteuses en Bretagne et à Barcelone. C'est pour financer ces soins que l'association Maxou Pas à Pas, domiciliée à L'Etrat, s'est lancée dans une marche solidaire, de Clermont à Vierzon.

Une petite dizaine de personnes est partie de Clermont-Ferrand lundi, et a fait une halte à Gerzat.
Une petite dizaine de personnes est partie de Clermont-Ferrand lundi, et a fait une halte à Gerzat. © Radio France - Léo Corcos

Clermont-Ferrand, France

Ils étaient une petite dizaine au départ de Clermont, aux côtés de Maxime, sa mère et sa soeur. Parmi eux, des membres de l'association, reconnaissables à leur t-shirt vert et au logo de l'association. Mais il y avait aussi... des gilets jaunes, la plupart venus de Saint-Amand-Montrond. "Il n'y a pas que le mouvement et les actions sur les ronds-points, c'est aussi de l'engagement personnel", sourit Nadia, l'une d'entre eux. Elle qui a aussi des problèmes de santé s'est sentie solidaire de Maxime (dit Maxou). "Etant déjà malade, je trouvais ça important de suivre aussi. J'ai fait 7km, maintenant je vais suivre en voiture, puis je verrai si je peux reprendre à pied." Certains gilets jaunes solidaires hébergeront d'ailleurs ces marcheurs.

Des thérapies coûteuses

L'association Maxou Pas à Pas a été fondée en 2012 par les parents de Maxime. Elle est domiciliée à l'Etrat, où se trouve aussi le siège du club de football de l'AS Saint-Etienne, dont Maxime est un immense fan. Il est d'ailleurs le capitaine de l'équipe handisports stéphanoise. Le jeune homme, qui a aujourd'hui 21 ans, est né grand prématuré, et pesait seulement 900 grammes à la naissance. Il a déjà subi plusieurs opérations, et suit des thérapies loin de chez lui, en Bretagne donc, mais aussi à Barcelone, ce qui engendre des coûts importants pour ses parents. "Depuis 7 ans, il arrive un peu à se tenir debout, il peut se servir de son bras gauche, il a recouvré sa vision altérée à la naissance, et il peut tenir une conversation", énumère Jean-Luc Léger, initiateur de cette marche.

Gilets jaunes et non-gilets jaunes se sont portés solidaires pour Maxime. - Radio France
Gilets jaunes et non-gilets jaunes se sont portés solidaires pour Maxime. © Radio France - Léo Corcos

"C'est un projet humanitaire et social" - Jean-Luc Léger, initiateur de la marche

Le petit groupe est parti de la préfecture du Puy-de-Dôme, et passera par Combronde, Saint-Eloy-les-Mines, Montluçon, Saint-Amand-Montrond, Saint-Florent-sur-Cher, avant d'arriver à Vierzon, dans le Cher, samedi. Durant le voyage, il y aura des réunions d'information, pour expliquer la démarche en détail, à Saint-Eloy-les-Mines, à Montluçon, et à Saint-Florent-sur-Cher. Une tombola sera également mis en place, au prix de deux euros le ticket, dont les bénéfices seront reversés à l'association. Après le départ, Maxime, lui, est parti pour la Bretagne, où il suit une partie de ses thérapies. Et de toute façon, suivre ce périple de plus de 300 kilomètres aurait été trop dur pour lui. "Et puis quand il se déplace, il faut un véhicule aménagé pour transporter son fauteuil roulant", explique Jean-Luc Léger. Une cagnotte en ligne a été lancée.

Les participants marcheront avec cette pancarte qui résume la situation de Maxime. - Radio France
Les participants marcheront avec cette pancarte qui résume la situation de Maxime. © Radio France - Léo Corcos

"On va avancer, rigoler, casser la croûte, et s'enrichir en discutant avec les gens sur la route, pour un petit jeune qui a envie de s'en sortir" - Jean-Luc Léger

Celui qui est aussi aide médico-psychologique en est à sa septième marche solidaire. Chaque année, ce sportif marche pour des associations. L'an dernier, il avait déjà fait le trajet Vierzon-Clermont-Ferrand pour Solenea, une association soutenant la recherche pour la mastocytose. "Pour moi, c'est une marche solidaire et humanitaire. Le but de cette marche, c'est d'échanger. On ne marche pas vite, ce n'est pas une course, ni une compétition. J'invite les gens à venir à notre rencontre, à discuter, échanger, et éventuellement faire des dons. Tous les bénéfices seront reversés à l'association, afin que Maxime puisse continuer à progresser, et pas régresser. On échange et on partage, c'est aussi ça la vie !"

"Un petit euro, c'est un grand coeur"

Au-delà de la situation de Maxime, Jean-Luc Léger souhaite aussi interpeller les pouvoirs publics sur les efforts réalisés à destination des personnes en situation de handicap. "On n'en fait pas assez. Il y a un tabou pour les personnes en situation de handicap, pour les entreprises, pour les gens sur le bord de la route, et ça devient un fléau pour l'insertion professionnelle. Dans les entreprises, la législation qui impose 6% de personnes handicapées parmi les employés n'est pas appliquée. Les entreprises préfèrent payer une amende, et ces personnes se retrouvent précarisées", dénonce-t-il. Il espère donc toucher les gens avec cette initiative. "Je souhaite que les gens puissent voir ce que vivent les personnes en situation de handicap. Je ne fais pas ça pour être valorisé, je m'en fous. Simplement, je souhaite que les moyens soient mis pour que ces personnes puissent profiter de leur droit à vivre dignement. Et j'espère que cette marche va faire bouger les choses. Comme je le dis : un petit euro, c'est un grand coeur."

Quant à Maxime, il espère que ce sera la première pierre vers son objectif : faire des conférences, pour montrer qu'on peut conjuguer handicap, vie sportive, et vie professionnelle ordinaire.