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Clubs de tir : un engouement post-attentats ?

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Par , France Bleu Loire Océan
Nantes, France

Les attentats de Paris semblent pousser quelques Ligériens à se renseigner auprès des clubs de tir de la Région. Le président de celui de Rezé, constate le même effet qu'après l'attaque de Charlie Hebdo.

Stand de tir
Stand de tir © Maxppp - SEVERINE COURBE

"C'est une dizaine de coups de téléphone par jour, d'habitude, j'ai ça en une semaine là, c'est par jour !", s'agace Patrick Leverrier, le président du Rezé Club Sportif. "Il y avait déjà eu un petit démarrage après les attentats de Charlie, et là, malheureusement depuis les récents événements, ça repart. Ce sont des demandes de renseignements, pour découvrir le tir, s'inscrire au tir, etc.

"Il y avait déjà eu un phénomène après Charlie", Patrick Leverrier, président du Rezé Club Sportif

"Je pense que c'est quand même lié aux événements, même si les gens ne me le disent pas ouvertement. Sans doute qu'ils se méfient", ironise Patrick Leverrier. "Moi, je leur explique qu'il faut plus d'un an avant de pouvoir envisager d'avoir une détention d'arme à la maison. Je dis bien détention, pas port d'arme. Il faut pas avoir de réflexe d'auto-défense comme ça. Il faut avoir confiance dans les institutions !" De quoi tempérer les réactions un peu trop épidermiques, selon le président de club.

Pas d'engouement à Nantes et dans les armureries 

A l'inverse, il n'y a "pas d'engouement particulier" à la Société Nantaise de Tir, affirme Cyril Ramadier, le président. "On est de toute façon dans un cadre sportif, on a des cibles rondes, on n'a pas de déplacement avec les armes, il n'y a même pas de dégainés. Non, vraiment, je vois pas comment cela peut préparer à l'auto-défense. C'est plus efficace de s'acheter une bombe lacrymogène", martèle le président nantais. Le bureau avait par ailleurs décidé de fermer les stands de tir après les attentats par "respect aux victimes et pour éviter que les gens n'entendent des détonations".

Dans les armureries justement, les vendeurs tempèrent également le phénomène. "Après un faits-divers, on vend nettement plus de bombes lacrymogènes. Mais, là, depuis les attentats on n'a pas eu plus de clients" nous explique le vendeur d'un magasin du pays de Nantes.

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