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Colère des sages-femmes à Montpellier : "On considère les femmes enceintes comme des utérus sur pattes"

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Par , France Bleu Hérault

Plusieurs organisations syndicales de sages-femmes ont appelé à manifester, ce mercredi 24 février 2021, pour demander notamment plus d'effectifs et une revalorisation salariale. À Montpellier, une petite de quinzaine de professionnels, épuisés, se sont mobilisés.

À l'appel de plusieurs organisations syndicales, une petite quinzaine de sages-femmes ont manifesté devant l'hôpital Arnaud de Villeneuve de Montpellier pour demander la reconnaissance de leur métier.
À l'appel de plusieurs organisations syndicales, une petite quinzaine de sages-femmes ont manifesté devant l'hôpital Arnaud de Villeneuve de Montpellier pour demander la reconnaissance de leur métier. © Radio France - Clara GUICHON

Ce mercredi 24 février 2021, le Ministère de la Santé reçoit des représentants d'organisations syndicales de sages-femmes, qui réclament une meilleure reconnaissance de leur travail. À Montpellier, une quinzaine de professionnels se sont mobilisés devant l'hôpital Arnaud de Villeneuve suivant ainsi l'appel à la grève lancé par la CGT.

Un manque d'effectifs

Le CHU de Montpellier compte 80 sages-femmes : un nombre trop insuffisant par rapport à la charge de travail. Audrey travaille dans une clinique de Montpellier. Elle fait le même constat : à cause des sous-effectifs, elle court entre les patientes et manque cruellement de temps pour les accompagner correctement. "On rentre dans les chambres, on pose une perfusion avant de vite ressortir. On pose une péridurale en dix minutes et on n'a pas le temps d'être avec elles, ne serait-ce que pour les aider à respirer", raconte celle qui est sage-femme depuis huit ans.

"La femme enceinte n'est pas seulement un utérus sur pattes" - Audrey, sage-femme dans une clinique de Montpellier

Notre travail ne consiste pas seulement à s'assurer que la maman et le bébé sortent vivants de la salle d'accouchement - Audrey, sage-femme dans une clinique de Montpellier

Dans les conditions actuelles, la jeune femme de 30 ans ne peut que s'occuper des urgences. "Entre une patiente qui a un saignement post-accouchement anormal et une maman qui pleure parce qu'elle est en train de vivre un moment qui n'est quand même pas toujours facile, je dois aller m'occuper de la première", explique Audrey.

Audrey, sage-femme depuis 8 ans, songe à changer de métier.

Des salaires trop bas

Le diplôme en poche, les sages-femmes gagnent 1.750 euros par mois. "On est une profession médicale, comme les médecins et les dentistes, et on est rémunéré comme si on exerçait une profession paramédicale, indique Lucile Sablayrolles, syndiquée à la CGT. On ne dénigre absolument pas nos collègues, on veut juste être reconnues !" La CGT demande notamment une prime d'exercice médicale.

On a un bac+5, comme les ingénieurs, et on est payé 800 euros de moins qu'eux. Est-ce que c'est parce que notre profession est majoritairement féminine ? - Lucile Sablayrolles, sage-femme au CHU de Montpellier et syndiquée à la CGT

"On tient la vie de mamans et de bébés entre nos mains et on n'est pas autant reconnus que nos collègues médecins et dentistes, alors qu'on exerce aussi une profession médicale" - Laure, sage-femme

Une revalorisation salariale est pour les grévistes un minimum, compte tenu des responsabilités qu'ils ont. "Il y a des situations où on est dans l'émotion avec des accouchements magnifiques, raconte Laure, sage-femme depuis 11 ans. Mais il y a des fois où ça se passe mal. On affronte des morts foetales in utero, des interruptions volontaires de grossesse. Parfois, on vit des accouchements compliqués, pendant lesquels on tente de réanimer le nouveau-né en attendant l'arrivée des pédiatres.

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