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Société

Colère du maire de Chamonix après l'annonce de l'instauration d'un quota d'alpinistes sur le Mont-Blanc

mardi 4 septembre 2018 à 17:32 Par Marie Ameline, France Bleu Pays de Savoie

N'autoriser que 200 alpinistes à emprunter chaque jour de la saison estivale la voie normale du Mont-Blan, c'est la petite bombe lâchée par le maire de Saint-Gervais (Haute-Savoie). Une restriction d'ascension présentée comme acquise par Jean-Marc Peillex, mais qui reste à définir.

La voie normale d'ascension au Mont-Blanc pourrait être limitée à 200 alpinistes par jour
La voie normale d'ascension au Mont-Blanc pourrait être limitée à 200 alpinistes par jour © Maxppp - P.De Poulpiquet

Chamonix, France

Y aura-t-il vraiment l'été prochain un quota d'alpinistes autorisés à grimper au sommet du Mont-Blanc par la voie normale, celle empruntée chaque saison par plus de douze mille personnes ?  Le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex l'affirme, au terme d'une réunion autour du préfet de Haute-Savoie, à laquelle participait entre autres le président du Syndicat national des guides de montagne (SNGM).  

"Ça nous paraît raisonnable sur le plan de la capacité des refuges et de ce que l'environnement peut encaisser. Mais ce qu'on souhaite, parce qu'on s'aperçoit que la saison n'est plus adaptée compte tenu du réchauffement climatique, c'est étaler la période d'ascension" estime Christian Jacquier, président du SNGM. 

"Oui pour limiter l'accès, mais en allongeant la durée de la période d'ascension" Christian Jacquier, président du Sngm

"C'est inadmissible de ne pas avoir organisé une concertation globale"

L'instauration sur la voie normale, la plus fréquentée avec plus de douze mille alpinistes chaque saison estivale, d'un permis d'ascension pour le sommet du Mont-Blanc, suscite de vives réactions et questions et notamment de la part du maire de Chamonix, Eric Fournier : quelle forme prendra la réglementation, dans quel cadre juridique et technique, qui effectuera les contrôles, dans quels périmètres du massif. Autre point d'interrogation : comment vont réagir ceux qui ne pourront pas tenter l'ascension par le Goûter ? 

Sur ce dernier point, le maire de Chamonix a bien une idée et il est furieux de ne pas avoir été consulté : "Il est un peu étonnant pour ne pas dire inadmissible qu'une analyse globale des solutions n'ait pas été travaillée. Il n'y a pas une surfréquentation globale du massif du Mont-blanc. Il y a un problème spécifique qui concerne la voie normale du Mont-Blanc, il peut rejaillir sur les voies d'accès périphériques et notamment sur celle depuis Chamonix. La commune de Chamonix en tout état de cause sera amenée à faire état de mesures qui devraient être prises sur la partie liée à la Vallée blanche et au secteur du col du Midi.

"C'est inadmissible de ne pas avoir organisé une concertation globale sur la fréquentation du massif" reproche le maire de Chamonix Eric Fournier au préfet de Haute-Savoie

Les précisions du préfet

Sollicité pour confirmer la déclaration de Jean-Marc Peillex, le préfet de Haute-Savoie, Pierre Lambert, précise ce mardi soir : 

"D’une manière ou d’une autre, il s’agit bien de mettre en place une déclaration de passage devant faire l’objet d’un contrôle sur les points d’entrée et de passage de l’itinéraire, comprenant l’indication du « parcours » de l’ascensionniste :  

- dans le cas majoritaire ou il comprend une ou deux nuitées, les preuves de ces réservations auprès des hébergeurs possibles ;  

- dans le cas des plus aguerris, un engagement sur l’honneur de capacité à réaliser l’ascension sans nuitée ;

Ce dispositif devra faire l’objet de contrôles sur les points stratégiques du parcours par des personnels habilités, qu’ils soient de l’État ou de la commune, et de sanctions appropriées et dissuasives. La mise en œuvre de ces pistes de travail doit encore faire l’objet de réflexions sur les plans juridiques et pratiques. La question des effets induits sur d’autres itinéraires d’accès au Mont-Blanc sera notamment étudiée".