Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

A Dijon, ils combattent le racisme grâce à l'apprentissage de l'histoire au collège

-
Par , France Bleu Bourgogne

Des collégiens dijonnais combattent le racisme au quotidien, grâce à leur connaissance de l'histoire du XXe siècle. En 2018 grâce à ce programme, le collège Clos de Pouilly à Dijon (Côte-d'Or) a remporté le prix Ilan-Halimi pour lutter contre les discriminations.

D'anciens collégiens de l'établissement Clos de Pouilly de Dijon, lauréats du prix Ilan Halimi
D'anciens collégiens de l'établissement Clos de Pouilly de Dijon, lauréats du prix Ilan Halimi © Radio France - Sophie Allemand

Dijon, France

Éveiller le sens critique des jeunes en leur apprenant les sombres périodes de l'histoire : c'est la méthode adoptée par six professeurs du collège Clos de Pouilly de Dijon. Une centaine d'élèves de troisième ont suivi le programme "Comprendre Hier pour Agir et Réagir Aujourd'hui", ils ont tout appris des trois gros génocides du XXe siècle. Grâce à cela en 2018 ils ont remporté le prix "Ilan-Halimi" qui vise à faire reculer les préjugés. 

Être armés de connaissances afin de mieux agir à leur échelle

Extrémismes, racisme, antisémitisme, homophobie ou encore islamophobie ? Pour mieux comprendre ces mots parfois il faut se tourner vers le passé. Ophélie, professeure d'histoire-géographie n'a pas la prétention de changer le monde. Son but est de sensibiliser la nouvelle génération dès le collège, d'"éveiller leur sens critique, c'est notre premier devoir. On ne sait pas ce qu'ils deviendront une fois adultes, mais il faut qu'à un moment dans leur vie ils entendent cette contre-parole par rapport à ce qu'ils entendent sur les réseaux sociaux, dans la rue ou chez eux, qu'ils soient confrontés à ces deux discours là."

"On a des bases fermes pour affirmer notre opinion" - Une collégienne

Le programme, basé sur le travail de témoignages, de dialogues, d'histoire ou encore de dessins, a été bénéfique. Au quotidien, les jeunes sont plus vigilants. "En famille, si l'on entend quelque chose de raciste on peut réagir. On peut expliquer ce que l'on a appris à nos amis, nos connaissances : on a des points fermes pour affirmer notre opinion. C'est en annulant ces petites choses de départ que l'on peut éviter ces gros génocides," affirme l'une des collégiennes qui a participé au projet.  

L'action, c'est aussi sur les réseaux sociaux

"A petite échelle on peut lutter contre des reproches que l'on voit individuellement. Déjà sur les réseaux sociaux, c'est plus facile pour moi de repérer ce qui est raciste, antisémite ou homophobe et de le signaler," explique l'une des jeunes-femmes. C'est déjà un grand geste ! Aujourd'hui sur les réseaux sociaux, un propos raciste, négationniste ou faisant l'apologie de crimes  en public est passible de 45 000 euros d'amende et cinq ans de prison.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu