Société

Comme tous les ans, le maire de Perpignan boycotte les cérémonies du 19 mars

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon jeudi 19 mars 2015 à 11:08

Les drapeaux sont en berne ce jeudi 19 mars sur le fronton de la mairie de Perpignan. Comme tous les ans, le maire a décidé de boycotter la journée nationale du souvenir à la mémoire des victimes de la guerre d'Algerie. Les combats se sont poursuivis après cette date explique Jean-Marc Pujol.

Depuis 2013, la date du 19 mars a été choisie pour rendre hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats au Maroc et en Tunisie. Plusieurs cérémonies ont lieu ce jeudi dans le département des Pyrénées-Orientales, notamment à Perpignan avec un dépôt de gerbes devant le monument aux morts.

"Une insulte à la mémoire des victimes"

Comme chaque année depuis 3 ans, le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, a choisi de ne pas participer à cette cérémonie et de mettre le drapeau français en berne sur le fronton de l’hôtel de ville de Perpignan. Et il s'en explique : "Le 19 mars 1962 est un cessez le feu qui ne marque pas la fin de la guerre d'Algérie, il y a eu plus de victimes civiles et militaires après cette date qu'avant. Il y a eu notamment le massacre de la rue d'Isly le 26 mars 1962, l'armée a ouvert le feu sur une foule de manifestants français pacifiques, 82 morts et 160 blessés graves." Pour Jean-Marc Pujol, les commémorations du 19 mars sont "une insulte à la mémoire de toutes les victimes de la guerre d'Algérie. Cette date est d'ailleurs rejetée par la grande majorité des associations d'anciens combattants et par lm'enseble de la communauté des Français dAlgérie, Pieds-Noirs et Harkis confondus."