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Comment devient-on écoféministe ?

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Par , , France Bleu

L'écologie et le féminisme sont deux doctrines bien connues, l'écoféminisme beaucoup moins. Ce mouvement de convergence des luttes est en train de fleurir en France.

Dans "C'est déjà demain", Églantine Éméyé aborde un nouveau mouvement inclassable qui s'installe en France : l'écoféminisme. Invitée sur le plateau de France Bleu, Solène Ducretot a coécrit avec Alice Jehan le livre "Après la pluie, horizons écoféministes". Elle est également cofondatrice du collectif "Les engraineuses". Femmes et hommes, ces activistes sont de plus en plus nombreux. 

Oser la convergence des luttes

Il faut bien le comprendre, l'écoféminisme est un mouvement pluridisciplinaire. Il allie deux causes : l'égalité femmes-hommes et l'environnement. Les adeptes le rejoignent en général en étant déjà investis pour l'une des deux raisons. Solène Ducretot explique : "Soit on vient d'une branche plutôt écolo, soit on vient d'une racine plutôt féministe".

C'est la convergence des luttes qui constitue la première étape pour être écoféministe.

La convergence des luttes est au cœur du mouvement, en permettant d'allier deux forces des individus sensibles aux deux causes.

Affirmer sa radicalité

Les deux sujets sont plus liés qu'on ne peut le penser au premier abord. Les femmes seraient les premières à souffrir des crises, y compris les crises climatiques. Les écoféministes souhaitent changer le monde en profondeur. 

C'est vraiment un mouvement qui est radical dans sa pensée.

L'invitée nous explique qu'il est radical dans le sens où il souhaite "tout chambouler pour repenser le monde dans sa globalité, sur tous les systèmes, quels qu'ils soient."

Le retard de la France

Né dans les années 70 dans les pays anglo-saxons, l'écoféminisme est seulement en train de prendre racine en France. 

La raison de ce retard ? Les luttes françaises auraient été concentrées ailleurs à l'époque de son succès dans d'autres pays : "On était en plein dans notre lutte féministe sur la contraception, le droit à l'avortement [...] on avait peur que ça nous fasse un peu reculer dans nos droits."

La spécialiste ajoute que le mouvement écoféministe "était vu à l'époque comme un peu trop essentialisant". C'est-à-dire qui réduirait les hommes et les femmes à des traits naturels, notamment leur sexe biologique, pour expliquer certaines différences. À l'époque, de nombreuses féministes tendent à décrier cela en parlant principalement de la construction du genre. 

Cette image de l'écoféminisme serait tombée aujourd'hui, ouvrant la voie à un développement en France : "On a montré qu'on était sorti de ce faux cliché". 

Un mouvement transversal issu de la société civile 

Les militants viennent de tous horizons de la société civile et peuvent en conséquent mener des actions dans tous les domaines. Solène Ducretot explique : "On peut être chercheurs, universitaires, étudiantes, entrepreneuses, faire partie d'une association, être tout simplement une mère, une maman et faire des actions..."

L'auteure insiste sur cet aspect historiquement populaire de l'ADN écoféministe : "En fait, les personnalités qui ont construit ce mouvement, à l'initiale ce sont vraiment des gens issus de la société civile, des femmes qui se sont retrouvées ensemble pour mener des actions".

Pour en savoir plus sur les écoféministes, écoutez l'émission intégrale de "C'est déjà demain" juste ici. Solène Ducretot répond aux questions d'Églantine Éméyé et des auditeurs. Son livre "Après la pluie, horizons écoféministes" est disponible aux éditions Tana.

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