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Comment faire le deuil d'un proche mort du coronavirus?

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Par , France Bleu Picardie

France Bleu Picardie a posé la question à Christophe Bayart. Il est le directeur de pompes funèbres à Amiens. La France s'apprête à dépasser le seuil des 100.000 morts du coronavirus cette semaine. Dans les Hauts-de-France, on comptabilise près de 7.600 décès.

Christophe Bayart dirige les "Pompes funèbres de France" à Amiens
Christophe Bayart dirige les "Pompes funèbres de France" à Amiens © Radio France - Marie-Gaëtane Comte

Qu'est ce que le coronavirus a bouleversé dans votre façon de travailler?

"On a des changement de situation par rapport à l'an dernier. Beaucoup de choses ont été interdites par méconnaissance de ce virus. Les choses ont évolué avec le temps. Aujourd'hui, la connaissance du virus a évolué et donc on peut présenter le défunt à la famille, mais avec énormément de précautions."

Quel genre de précautions?

"La famille peut voir uniquement le visage du défunt. Elle doit être équipée de gants, de masques, de blouses jetables pour rendre hommage à son défunt, par exemple dans la chambre mortuaire. Quand on est au domicile, c'est un peu plus compliqué puisqu'on est dans l'enceinte de la maison et donc on ne peut pas prendre autant de précautions. Mais nous devons protéger les personnes et les conseiller.   Et il faut concilier l'effet émotionnel avec les règles sanitaires."

Qu'est-ce qui n'est encore plus possible de faire à l'heure actuelle sur une personne décédée du coronavirus?

Essentiellement, c'est passer les quelques jours qui séparent la date du décès avec le jour des obsèques. En fait, on ne peut pas voir le défunt. On ne peut pas le veiller. On ne peut pas aller lui rendre visite dans un salon funéraire, par exemple, puisque la mise en bière doit être faite le plus rapidement possible. Contrairement à l'an dernier où elle devait être faite immédiatement.  Mais ça nous permet, si vous voulez, quand on intervient à domicile, de laisser le temps à la famille de se recueillir une heure, une heure et demie avant de procéder à la mise en bière. Puisque la mise en bière doit se faire sur le lieu du décès. Et ça, c'est un impératif."

Qu'est ce que vous faites pour aider les familles au mieux? 

"On essaye de faire preuve de plus d'empathie, de compréhension de la situation qui est une situation dramatique comme n'importe quel décès. Mais là, on a cette notion de séparation brutale avec son défunt, puisque la mise en cercueil va être faite très rapidement. On va essayer de faire des rappels. Ça peut être des photos, des portraits du défunt. On va en mettre un peu partout. Ça permet aux familles de se remémorer et de mettre un visage. J'encourage énormément les familles à écrire quelques mots, une histoire de vie, un moment important. Et ça peut être des morceaux de musique, un artiste que le défunt aimait, des chansons qui ont marqué la vie d'un couple ou la vie de famille. Il faut avoir ces accroches visuelles pour que tout ne s'arrête pas, justement parce qu'on ne le voit plus."

Christophe Bayart dirige les "Pompes funèbres de France" à Amiens

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