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Comment mieux vieillir en restant chez soi ? Le Tasda, un centre expert grenoblois lance une étude

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Par , France Bleu Isère

Le Tasda, un centre expert des innovations pour le bien-vieillir, a lancé une étude, baptisée "A vos côtés" et recherche encore des volontaires pour y participer. L'objectif : tester, avec l'aide d'un professionnel, des solutions pour que la personne âgée puisse rester chez elle, sereinement.

L'équipe du Tasda, de gauche à droite, Julie Charvet, Lauriane Ranchon et Véronique Chirié
L'équipe du Tasda, de gauche à droite, Julie Charvet, Lauriane Ranchon et Véronique Chirié © Radio France - Véronique Pueyo

Yves, 68 ans, habite Saint Martin d'Hères, près de Grenoble. Avec sa mère, Yvonne, 94 ans, ils ont accepté de participer à l'étude, baptisée : A vos côtés, lancée par le Tasda et qui va durer 6 mois. Yvonne vit seule chez elle, dans le même immeuble que son fils. A 94 ans, elle est encore autonome, mais elle sait, tout comme son fils, que sa santé peut décliner. Alors, en participant à cette étude, ils souhaitent anticiper et trouver des solutions, avant se retrouver devant un problème. De la prévention, en quelque sorte. 

Des solutions pour rester chez soi

_"Nous avons déjà eu des entretiens, par visio, avec Julie Charvet, du Tasda, qui mène l'étude. Ma mère et moi, et chacun séparément. Ma mère maitrise bien internet. Nous n'avons jamais été confrontés à des situations compliquées, car ma mère se débrouille encore très bien toute seule, et je vais la voir tous les jours, comme j'habite tout près. Mais_, je trouve bien d'avoir des conseils, des pistes, des adresses pour savoir où m'adresser en cas de besoin. Surtout que ma maman souhaite rester chez elle, le plus longtemps possible !" explique Yves

80 % des 85 ans et plus sont encore autonomes

La France compte actuellement 8,3 millions d'aidants et nombreux sont ceux qui ne se considèrent pas comme tels, ce qui peut poser des problèmes de fatigue ou dégrader les relations entre enfants et parents, ou au sein du couple. "80% des plus de 85 ans sont encore autonomes. D'ici 2050, on va multiplier, selon les scénarios, par deux voire quatre, les 85 ans et plus" prévient Véronique Chirié, directrice du Tasda. "Donc, la question est comment faire en sorte de vivre chez soi le plus longtemps possible, dans les meilleures conditions et d'y mourir. _On a besoin d'innover_, sur les compétences, les métiers, les solutions d'aménagement du logement. Le numérique est un contributeur à ce sujet pour repérer, à distance, si les choses se passent bien, si la personne n'est pas tombée, ou si elle ne s'est pas éloignée de sa zone de vie, si elle souffre d'Alzheimer, par exemple."

Une étude originale pour 6 binômes aidant-aidé

L'originalité de cette étude, outre qu'elle est gratuite pour les participants, est de faire de la prévention, pour préparer l'avenir sereinement. Le Tasda a déjà recruté 4 binômes aidant-aidé, il lui en manque encore deux. Julie Charvet, expert métier en gérontologie, accompagne ces binômes, à travers des entretiens réguliers et propose des solutions. 

Se comprendre entre aidant et aidé

" L'aidant doit comprendre les envies de son aidé, et qu'il accepte ses choix de vie. Et du côté de l'aidé, c'est de comprendre que l'aidant n'est pas toujours disponible. Par exemple, on a le cas d'une personne qui souhaite continuer à faire son marché, mais sa fille n'est pas toujours disponible. Donc, on va faire accepter à cette personne l'idée qu'elle se fasse aider par une tierce personne pour continuer à faire son marché."

Le Tasda recherche encore deux binômes, aidant-aidé, pour son étude
Le Tasda recherche encore deux binômes, aidant-aidé, pour son étude -

Garder le lien, grâce au numérique

Parmi les solutions possibles, de l'aide humaine mais aussi des innovations numériques. " On se demande par exemple quelle serait la bonne solution numérique pour favoriser les échanges entre l'aidé et l'aidant, mais aussi les professionnels de l'aide à domicile et peut-être plus largement le réseau familial pour partager de l'information, des photos, bref pour garder le lien. C'est important en ces temps de Covid, où l'aidé peut se retrouver isolé "souligne Julie Charvet qui enchaine : "On donne aussi des conseils sur le coûts de certaines solutions mises en place. Car celui aussi, c'est une préoccupation"

Trouver un modèle pour le proposer au niveau national

A l'issue de ces 6 mois d'études, le Tasda remettra un rapport à ses partenaires financeurs, comme le Département, la Région ou encore Grenoble Alpes Métropole. L'idée est de créer un "modèle" qui puisse être viable économiquement et qui puisse être appliqué au niveau national.

Ecoutez le reportage de France Bleu Isère, sur l'étude : A vos côtés, pour bien vieillir chez soi

Si vous vous voulez intégrer l'étude, vous pouvez envoyer un mail à :  avoscotes@tasda.fr

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