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Petits commerces : le centre Dauphine à Dijon est-il voué à disparaître ?

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Par , France Bleu Bourgogne

Le centre Dauphine, galerie commerciale qui se trouve en plein cœur de Dijon ne va pas bien. Présent depuis 1973, il est un point de passage et de rencontre. Mais l'activité est fragilisée et les travaux nécessaires ne sont pas faits.

La sécurité du centre dauphine et de son parking est remise en question, les galeries se vident
La sécurité du centre dauphine et de son parking est remise en question, les galeries se vident © Radio France - Sophie Allemand

Plus de la moitié de la quarantaine de cellules commerciales sont vides au centre Dauphine. Depuis quelques années, la galerie se transforme en lieu de passage au centre de Dijon. Le système arrosage d'incendie n'est plus aux normes selon la dernière commission intercommunale de sécurité et pendant ce temps, un projet de réhabilitation prend forme, discrètement. 

Le centre semble tout droit poussé vers sa disparition ou son évolution, certains petits commerçants résistent, dans l'incompréhension. 

Des boutiques qui ferment à la pelle

Le magasin de vêtements Urban Culture, installé depuis dix-huit ans va fermer le 9 avril, prolongeant la longue liste de cellules vides à Dauphine. 

Les responsables n'ont pas renouvelé le bail cette fois. Le chiffre d'affaire a été divisé par deux en 10 ans, car comme l'explique le gérant, "Dijon, si on est pas sur la rue de la Liberté, ça ne sert à rien. Le centre-ville, c'est sympa mais c'est devenu un musée. On a la boutique Levis à la Toison d'Or, ça n'a rien à voir." Après cette liquidation, il n'est pas prévu de rouvrir boutique. 

La boutique "In India", qui vend des articles indiens déménage. A gauche, la clef a déjà été mise sous la porte
La boutique "In India", qui vend des articles indiens déménage. A gauche, la clef a déjà été mise sous la porte © Radio France - Sophie Allemand

Des travaux à faire, qui seraient inutiles en cas de reconfiguration du site

La commission intercommunale de sécurité de Dijon métropole s'est prononcée le 18 octobre 2018 en émettant un avis défavorable à la poursuite de l'exploitation de ce centre commercial, "pour le motif que le système d'extinction automatique à eau du centre présente des défaillances," nous a indiqué la préfecture. 

Effectivement, certains sprinklers n'ont jamais été changés, "ils fonctionnent, mais le changement n'a pas été fait," précise Chantal Lefebvre du syndic de copropriété. "Les propriétaires ont donc été sollicités pour mettre en œuvre les prescriptions et effectuer les travaux nécessaires", précise la Ville de Dijon. Pourtant, quatre mois après rien n'a été fait et personne ne semble vouloir s'y mettre.

Certains sprinkleurs (arroseurs automatiques en cas d'incendie) n'ont pas été changés depuis 1973
Certains sprinkleurs (arroseurs automatiques en cas d'incendie) n'ont pas été changés depuis 1973 © Radio France - Sophie Allemand

Les commerçants eux, ont l'impression qu'on les laisse mourir. "C'est ma vie hein ! Moi j'ai un métier, c'est mon commerce, toute ma vie est basée là-dessus," rétorque Patrice Jacquinot, gérant de la boutique 17e  Avenue depuis 18 ans. Il paye 1468 euros de loyer par mois pour une cellule de 17 mètres carrés, plus 200 euros de charge. Et pour lui, ce sont les propriétaires qui laissent petit à petit le bâtiment se décrépir.

Des bruits courent : un projet de réhabilitation du centre serait en phase d'approche. C'est ce que nous a confirmé Chantal Lefebvre, responsable du syndic qui gère la copropriété du centre Dauphine.

"Ce n'est pas sûr, il y a encore des études à faire, des audits, mais c'est quelque chose d'important," explique cette dernière. C'est pourquoi le changement des sprinklers n'a pas été voté durant la dernière assemblé générale de copropriété : compte tenu de ce projet en phase d'approche, ces travaux n'auraient plus lieu d'être. 

S'il y a un projet, je ne pense pas en faire partie. Il me reste dix ans avant la retraite moi, je travaille bien et veux rester " - Patric Jacquinot, commerçant

Patrice Jacquinot témoigne

Patrice Jacquinot, gérant de 17e  Avenue depuis 18 ans, se sent comme chez lui
Patrice Jacquinot, gérant de 17e Avenue depuis 18 ans, se sent comme chez lui © Radio France - Sophie Allemand

Selon nos informations, les porteurs de ce projet auraient contacté les propriétaires et racheté certaines cellules. "On est complètement bloqués ici, regardez c'est désert, il y des pigeons, il fait froid," explique Yacine El Adel, gérant du Gourmy's, là depuis trois ans. Le jeune-homme a encore un prêt à rembourser mais préférerait que l'on propose à son propriétaire d'acheter sa cellule.

La prochaine assemblé générale de copropriété fera aboutir ce projet ou non. Cette année sera certainement décisive pour l'avenir du centre Dauphine. 

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