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Commerces non-essentiels : "Les lingeries devraient toutes être ouvertes aujourd'hui"

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Par , France Bleu Loire Océan

Une centaine de lingeries françaises ont lancé "l'action culottée" pour envoyer des dessous à Matignon à l'attention de Jean Castex. A Pornic, la gérante de la boutique Mutine a envoyé une culotte au Premier ministre. Elle appelle à une réouverture des lingeries dès le 3 mai.

coronavirus confinement commerces
coronavirus confinement commerces © Radio France - Cécile Soulé

Jean Castex devrait recevoir de nombreuses culottes à Matignon, ces prochains jours. Une centaine de lingeries ont lancé "l'action culottée" pour réclamer d'être considérées comme des commerces essentiels. Parmi elles, la boutique Mutine à Pornic et sa gérante Tessy Moreau. Comme la majorité des magasins non-alimentaires, elle est fermée depuis la fin mars.

"Les lingeries devraient toutes être ouvertes aujourd'hui"

"Monsieur Castex se lève et met sa petite culotte comme tout le monde"

Pourtant les culottes sont des produits essentiels, martèle la patronne. "Monsieur Castex se lève ce matin, il prend son petit déjeuner comme tout le monde je suppose. Il est en robe de chambre, il va se laver les dents. Et qu'est-ce qu'il fait ? Il met sa petite culotte en premier."

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La fermeture de son magasin n'a pas de sens, selon la gérante. "Dans nos magasins, on n'est jamais beaucoup. Que ce soit dans nos boutiques de sous-vêtements, de vêtements, les parfumeries, les maroquineries. On devrait tous être ouverts aujourd'hui !"

Les rayons lingerie des grandes surfaces ouverts

Alors la situation est vécue comme une injustice pour Tessy Moreau "Les grandes surfaces sont ouvertes mais on ne va pas faire les gendarmes pour leur demander de fermer leurs rayons lingerie. On doit penser à sauver nos commerces. On a des stocks qui sont quand-même imposants et l'argent ne rentre pas. Même si le click and collect [la commande en ligne et retrait en magasin] fonctionne, ce n'est pas suffisant. On ne peut pas acheter un soutien-gorge sans l'essayer. On ne va pas vivre de subventions, ça ne suffira pas. Il y a plein de boutiques qui vont fermer. Et si le travail n'est pas obligatoire, il faut qu'on nous le dise !"

Les commerces non-essentiels ne devraient pas rouvrir avant la mi-mai, avec un possible échelonnement selon les régions. C'est intenable pour la gérante, "On ne tient pas parce que l'on ne travaille pas ! En mars-avril-mai, on a des rayons balnéaires importants. C'est là que l'on rentre le plus de marchandises. Alors si on a un été pourri derrière, on n'a plus qu'à fermer."

On ne va pas vivre de subventions

Les lingeries veulent une réouverture dès le 3 mai

Alors que des fédérations de commerce et des patrons de chaînes de magasins appellent à une réouverture le 10 mai prochain dans une tribune publiée dans le Parisien-Aujourd'hui en France, Tessy Moreau demande une réouverture dès le 3 mai. "Ça suffit ! Trois mois de fermeture l'année dernière et un mois cette année. Combien de temps encore ? On n'a pas plus de gens dans nos boutiques qu'en grande surface. Dans ma boutique on était la porte grand ouverte cet hiver, on s'est caillées avec ma vendeuse. On a du gel hydroalcoolique, on passe de l'alcool par terre, on a des masques. Qu'est-ce qu'on peut faire de plus ? Nos clientes sont super sympas. Dès qu'elles voient qu'il y a des gens dedans, elles attendent à la porte. Franchement, on a moins de risques chez nous qu'en grande surface."  

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