Société

Comprendre les vaccins obligatoires en 2 minutes

Par Claire Moutarde, France Bleu Hérault mercredi 20 septembre 2017 à 8:51

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vaccination illustration © Maxppp - Jean-François Frey

Onze vaccins deviennent obligatoires à partir du 1er janvier 2018. Décryptage.

Le CHU de Montpellier tente de convaincre les parents des bienfaits de la vaccination. En janvier 2018, 11 vaccins seront obligatoires.

L'hôpital de Montpellier organise une conférence pour le grand public : "Pourquoi faire vacciner nos enfants ?" ce jeudi à 19 heures, au Gazette café.

Parmi les intervenants, le Dr Anke Bourgeois, infectiologue au CHU de Montpellier et invité de France Bleu Hérault.

On passe donc de trois vaccins obligatoires à 11. Jusqu'à maintenant, trois vaccins étaient obligatoires pour les enfants de moins de deux ans, contre la diphtérie (depuis 1938), le tétanos en 1940 et la poliomyélite depuis 1964. Le fameux DTPolio. À partir du mois de janvier, huit vaccins obligatoires s'y ajoutent.

Ceux contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l'hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C. Des vaccins jusque là recommandés. Recommandés sur le papier car depuis 2008 déjà , le DTP seul n'est plus commercialisé et les laboratoires l'associent à la coqueluche, la méningite et l'hépatite B, vendus plus chers.

Pourquoi rendre ces vaccins obligatoires ?

L'idée est d'atteindre une couverture vaccinale suffisante pour éviter la réapparition de certaines maladies. La rougeole fait son retour.

Par exemple, fin juin , une adolescente de 16 ans est morte d'une forme très rare et aiguë de rougeole. Dix enfants sont morts de la rougeole depuis 2008 en France. Et en Occitanie, le nombre de cas s'est considérablement multiplié cette année.

Le problème c'est que les Français sont de plus en plus méfiants vis-à-vis de la vaccination.

La France est le pays européen qui a le plus fort taux de réticence, 40 % des Français ont des doutes sur la sécurité, et 17 % sur l'efficacité. Les anti-vaccins dénoncent leur dangerosité supposée à cause des adjuvants comme l'aluminium que certains contiennent.

Ils font le lien entre le vaccin contre l'hépatite B et la sclérose en plaque. En 2015, une pétition en ligne, lancée par le professeur montpelliérain Henry Joyeux, avait recueilli près d'un millions de signatures. Ils accusent les laboratoires de privilégier la rentabilité au détriment de la santé des enfants.

Combien d'injections ?

Dix injections si on compte les rappels pour les enfants avant leur 2 ans.