Société

Compteurs "intelligents" : pas de danger pour la santé selon l'Anses

Par Viviane Le Guen, France Bleu jeudi 15 décembre 2016 à 15:23

Le compteur Linky
Le compteur Linky © Radio France - France Bleu Picardie

Selon une étude rendue publique ce jeudi par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), les compteurs électriques Linky ne comportent pas plus de risques pour la santé que les télévisions ou les chargeurs d’ordinateurs portables.

Les compteurs d’électricité et de gaz de nouvelle génération, actuellement déployés dans les foyers français, sont-ils dangereux pour notre santé ? Pas plus que "d'autres équipements électriques" tels que les télévisions, les chargeurs d'ordinateurs portables ou les tables de cuisson à induction. C'est la conclusion d'une étude rendue publique ce jeudi par par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

D'après les experts, la probabilité que les compteurs "intelligents", comme Linky, puissent avoir des effets nocifs pour la santé à court ou à long terme est "très faible". Ces nouveaux boîtiers permettent de relever à distance et en direct la consommation d'électricité d'un abonné. La loi de transition énergétique du 18 août 2015 prévoit notamment le remplacement de 35 millions de compteurs classiques par des Linky, d’ici à 2021.

Les compteurs de gaz et d'eau moins dangereux que les téléphones portables

Une décision qui fait polémique. Pour ses opposants, ces appareils émettent des ondes électromagnétiques dangereuses pour la santé. Mais selon l’étude de l’Anses, le rayonnement du Linky est très faible : il est, à proximité du compteur, de 0,03 microtesla, soit 200 fois moins que la valeur limite d’exposition. L'agence relève cependant qu'"il n'existe pratiquement aucune littérature scientifique traitant des effets sanitaires spécifiques de l'exposition aux compteurs communicants".

Les conclusions sont les mêmes pour les compteurs de gaz et d'eau qui communiquent les données par liaison radio sans fil. Ils émettent beaucoup moins d'ondes qu'un téléphone portable selon l'Anses qui demande toutefois aux "opérateurs impliqués dans le déploiement de ces nouvelles technologies de fournir une meilleure information du public quant à leurs modalités de fonctionnement actuel et futur".

L'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi réclame pour sa part "une étude contradictoire menée avec des laboratoires indépendants (...) pour affiner les premiers résultats obtenus". Fin septembre déjà, l'Agence nationale des fréquences (ANFR), avait estimé que les compteurs Linky n'étaient pas plus dangereux pour la santé que les anciens.

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