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Concertation sans expulsion, le squat des Beaux-Arts à Montpellier sera libéré au 31 mars

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Par , France Bleu Hérault

La ville de Montpellier et l'État ont trouvé un accord avec les associations pour libérer l'ancien bâtiment des archives départementales, squatté depuis 2016. Quelque 220 personnes y sont actuellement hébergées dans des conditions précaires. Le squat sera libéré avant le 31 mars prochain.

La ville de Montpellier a travaillé en concertation avec les associations pour éviter une expulsion par la force (photo d'illustration)
La ville de Montpellier a travaillé en concertation avec les associations pour éviter une expulsion par la force (photo d'illustration) © Maxppp - JEAN MICHEL MART

Le squat des Beaux-Arts de Montpellier devrait être entièrement libéré d'ici le 31 mars 2020.  Il ne s'agit pas d'une injonction de la préfecture ni même d'une décision de justice, mais d'un accord trouvé entre la ville de Montpellier, l'État et les différentes associations qui viennent en aide aux plus démunis dont l'Utopia, qui avait organisé ce squat depuis 2016 dans l'ancien bâtiment des archives départementales inoccupé. Actuellement, 220 personnes y vivent dont 23 enfants. 

Il n'y aura donc aucun recours à la force, en toute discrétion mais avec efficacité, tout le monde s'est en effet mis autour de la table depuis plusieurs semaines. Les associations ont ainsi pris l'engagement de ne plus accueillir aucune nouvelle personne dans ce squat dans les prochaines semaines, et de libérer les lieux d'ici trois mois.

En échange, la ville et l'État vont mettre en place les solutions de relogement et d'accompagnement social pour tous ceux qui vivent dans ce squat depuis des mois, parfois même des années.

Les services sociaux de la ville ont mené 80 entretiens avec des familles et des personnes isolées pour faire du cas par cas, comprendre chaque situation et trouver la meilleure solution. Certains vivent dans une très grande pauvreté, certains relèvent des aides sociales, d'autres des droits des étrangers, d'autres encore auront besoin d'un accompagnement psychologique voir psychiatrique. Une centaine de personnes ont cependant refusé d'entrer dans le dispositif. 

La ville s'est aussi engagée à signer un bail à l'association Utopia pour qu'elle puisse accueillir une quarantaine de personnes dans un lieu prévu pour, dans des conditions sanitaires acceptables. De l'hébergement d'urgence avec là encore, du travail d'insertion. Pas question de retomber dans un squat à 200 personnes. Celui des Beaux-Arts était devenu ingérable, de l'aveu même des associations.

L'accord passé avec les associations sera voté ce lundi en conseil municipal. La libération de ce squat d'ici trois mois sera un soulagement pour les riverains des Beaux-Arts qui dénoncent depuis plusieurs mois les nuisances notamment sonores. À la place de ce squat, la ville a prévu de construire une nouvelle école.

Elle va maintenant s'atteler aux bidonvilles de Celleneuve et du Zénith, là encore dans un travail de concertation.  

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