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Société

Conférence citoyenne régionale : Poitiers capitale de Nouvelle-Aquitaine pour... 48 heures

vendredi 15 mars 2019 à 12:17 Par Jules Brelaz, France Bleu Poitou

Dans le cadre du Grand débat national, Poitiers accueille ce vendredi et samedi (15-16 mars) la Conférence citoyenne régionale. Une centaine d'habitants de Nouvelle-Aquitaine ont été tirés au sort sur liste téléphonique et sont attendus aux salons de Blossac pour deux journées de débat.

Les participants à la conférence citoyenne régionale vont débattre par tables rondes durant deux journées.
Les participants à la conférence citoyenne régionale vont débattre par tables rondes durant deux journées. © Maxppp - Sami Belloumi

Deuxième étape du Grand débat national, les conférences citoyennes régionales prennent le pas sur les réunions d'initiative locale, avant la grande synthèse annoncée pour avril par le gouvernement. Tirés au sort sur liste téléphonique, quatre-vingt dix citoyens venant de toute la région Nouvelle-Aquitaine sont attendus à Poitiers. Des Périgourdins, des Bordelais, des Landais, des Rochelais, des Creusois et forcément des Poitevins vont siéger en assemblée aux salons de Blossac, à partir de vendredi 16h00 et jusqu'à samedi 17h00.

"Bonjour, votre numéro a été tiré au sort dans le cadre du Grand débat national pour participer à une conférence citoyenne régionale. Pour participer, envoyez OUI ou NON."

En plus de ce SMS envoyé à 75.000 Français, le gouvernement a mandaté l'institut de sondage Harris Interactive pour appeler d'éventuels volontaires. La mission du Grand débat national précise que les personnes sélectionnées sont représentatives de la diversité sociologique de chaque région. 

"Ah non désolé, je ne peux pas, j'ai pas piscine mais promenade du chien !"

"Une conférence citoyenne régionale ? Non ça me dit rien"

Tables rondes, post-it, diner...

"17h15 : questions sur post-it", "17h30 : Session 1 Diagnostic collectif thématique"... le déroulé des conférences citoyennes a été dévoilé par la préfecture de la Vienne qui assure le suivi logistique de l'événement. Retraitée de la santé d'origine bordelaise, Jacqueline tient dans ses mains le programme des festivités. Son diagnostic est sévère. 

"Voyons voir, de 16h à 16h30 accueil des participants, ça c'est simple, puis tirage au sort d'une thématique par participant, et un peu plus tard on passe à session 4.1 enrichissement des pistes d'actions et session 4.2 consolidation des pistes d'action... non mais c'est fait exprès ? C'est une blague ?"

C'est presque un soulagement pour Jacqueline de ne pas avoir été sélectionnée. En réalité, lors de la conférence citoyenne, les différents ateliers thématiques aborderont les sujets évoqués dans les cahiers de doléances et sur la plateforme du Grand débat national. Chaque table de 6 à 8 personnes débattra d'un sujet tiré au sort, entre la transition écologique, la fiscalité, la démocratie ou encore les services publics. 

Jacqueline a du mal à comprendre le programme de la conférence...

Frais de transport et mot d'excuse au patron

Organisatrice des conférences, la mission du Grand débat national prend en charge les frais de transport des participants qui viennent parfois de plusieurs centaines de kilomètres. Cinq cents soixante-quinze kilomètres séparent par exemple les deux communes de Mauléons, celle située dans les Deux-Sèvres, et Mauléons Licharre au Pays-Basque. 

Les salariés qui souhaitent se rendre à Poitiers peuvent également avoir un mot d'excuse de la mission du Grand débat pour justifier de leur absence auprès de leur patron. Tout est fait pour convaincre des citoyens souvent sceptiques.

"Ah dans le pays des éoliennes, on n'est quand même bien placés... C'est qu'on brasse beaucoup de vent!" (Sylvie, retraitée poitevine)

Pour veiller au bon déroulement et à l'indépendance de la consultation, la mission du Grand débat dépêche à Poitiers l'un des cinq garants, Isabelle Falque-Pierrotin, ancienne présidente de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), supervisera la conférence régionale. Une synthèse sera ensuite réalisée avant l'annonce de propositions par le gouvernement le 9 avril à l'Assemblée nationale. 

"J'espère que nous aurons cent personnes, c'est essentiel de participer parce que vous ne pouvez pas d'une part critiquer sans apporter votre pierre à l'édifice. La société évolue et il y a un besoin de plus de justice sociale mais il faut prendre le temps de s'impliquer, sinon ça revient à se plaindre d'un élu sans avoir pris la peine d'aller voter..." (Emile Soumbo, secrétaire général de la préfecture de la Vienne et référent départemental du Grand débat national)