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Confinement et 1er-Mai : au balcon, sur les réseaux sociaux... la fête du Travail célébrée de chez soi

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A défaut des traditionnels cortèges dans les rues pour le 1er mai, les syndicats doivent se réinventer. Ils invitent les Français à célébrer la fête du travail depuis chez eux, tout en défendant ceux qui continuent à travailler pendant le confinement.

C'est un fait exceptionnel : il n'y aura pas les cortèges du 1er Mai dans les rues cette année. C'est un fait exceptionnel : il n'y aura pas les cortèges du 1er Mai dans les rues cette année.
C'est un fait exceptionnel : il n'y aura pas les cortèges du 1er Mai dans les rues cette année. © Maxppp - Yves SALVAT

Confinement oblige, les syndicats cherchent de nouveaux modes d'action pour célébrer la journée internationale des travailleurs autrement que dans la rue. Concerts de casseroles aux balcons, chants, slogans sur les réseaux sociaux... différents appels se multiplient. Les organisations syndicales comptent également mettre l'accent sur les conditions de travail, parfois contestées, pendant le confinement.

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Chanter "Bella Ciao" au balcon, ou faire circuler un hashtag 

Mais comment fédérer à distance ? Certaines organisations syndicales lancent des appels en commun au niveau national. La CGT avec la FSU, l'Unef, des mouvements lycéens mais aussi des ONG écologistes, regroupés sous le slogan "plus jamais ça" invitent dans un communiqué à manifester le 1er mai "de chez soi avec des pancartes, banderoles ou en envahissant les réseaux sociaux".

"Chacun va s'organiser au mieux pour afficher les choses aux fenêtres, faire des vidéos, aller sur les réseaux sociaux, organiser des chansons collectivement, comme +Bella Ciao+, des concerts de casseroles.", explique à l'AFP Eric Beynel, porte-parole de l'union syndicale Solidaires. Dans le Tarn, Sud Solidaires propose une manifestation via répondeur téléphonique. En Dordogne, les militants de la CGT-FSU se prendront en photo ou se filmeront pour créer une manifestation virtuelle.

Les syndicats dits "réformistes" (CFDT, la CFTC, l'Unsa) et l'organisation de jeunesse Fage, appellent eux à afficher les revendications sur les réseaux sociaux. La CFDT, premier syndicat de France, utilisera le hashtag #construisonsdemain. Idem pour les militants de Force ouvrière qui feront passer leurs messages avec #1erMaiEnForce.

Finalement, le confinement ne sera toujours pas synonyme d'unité nationale totale entre les organisations syndicales. Elles ne défilent d'ailleurs pas toutes ensemble, d'ordinaire. Ce qui n'empêche pas les ententes de s'afficher au niveau local : en Isère, neuf syndicats appellent à un premier mai "aux fenêtres", avec un discours intersyndical en direct sur Facebook. A Rennes, plusieurs organisations manifestent à 10 heures en postant des messages sur les réseaux sociaux notamment.

Défendre les travailleurs du confinement

Outre les revendications habituelles, les organisations syndicales souhaitent évidemment mettre l'accent sur les personnes qui continuent à travailler pendant le confinement. "Le 1er-Mai, cette année, on avait toutes les raisons de manifester pour protester contre l'ordonnance du gouvernement qui prévoit de déroger aux 48 heures pour aller à des semaines de 60 heures", estime Yves Veyrier, le secrétaire général de Force ouvrière. 

Le syndicat fait le parallèle entre la crise sanitaire et le symbole du 1er-Mai, né en 1886  aux Etats-Unis lors d'un mouvement syndicaliste réclamant la journée de travail de huit heures et la semaine de 48 heures.

D'autres syndicats, dont la CGT, et la FSU appellent également à mettre en lumière les "oubliés" et les "invisibles de nos sociétés, qui continuent à travailler, le plus souvent au risque de leur propre vie".

Deux syndicats appellent à une "reprise progressive" du travail

Les partenaires sociaux étaient consultés ce jeudi par le gouvernement concernant la reprise accrue du travail avec le déconfinement. Rarement en accord, le Medef et deux centrales syndicales, la CFDT et la CFTC, ont pourtant signé une déclaration commune pour affirmer que l'activité économique devait reprendre "progressivement" en France et "dans des conditions de sécurité optimales" pour les salariés, et ce "afin qu'un drame économique et social ne vienne pas s'ajouter à un drame sanitaire".

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