Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Confinement - Coronavirus : 100% solidaire

Coronavirus : à Chambéry, la "rue des couturières" fait face au défi des masques

-
Par , France Bleu Pays de Savoie

Commandes des municipalités, particuliers, hôpitaux... les demandent affluent. Alors que le masque-tissu va devenir un outil de notre quotidien, les couturières sont sur le pont pour les fabriquer. C'est le cas à Chambéry, à un endroit en particulier : la rue Basse-du-Château.

Paula et l'une de ses amies fabriquent notamment 5 000 masques pour la mairie de Chambéry
Paula et l'une de ses amies fabriquent notamment 5 000 masques pour la mairie de Chambéry © Radio France - Luc Chemla

Elles font un travail de l’ombre mais indispensable. Partout en France, les couturières ont un défi : fabriquer au plus vite un maximum de masques en tissu. Les commandes affluent des particuliers, mairies, hôpitaux, entreprises... La demande pour ces masques dits "grand public" est telle qu'elles ont totalement stoppé leur activité habituelle. 

C’est le cas notamment à Chambéry et il y a une rue qui symbolise ces travailleuses discrètes : la rue Basse-du-Château, en plein centre ville. Il s'agit de l'une des plus vieilles rues de la ville (XIVe siècle), que l'on peut surnommer "rue des couturières", car l’on y compte quatre boutiques de coutures sur 50 mètres.

5000  masques à fabriquer pour la mairie

Dès qu’on entre dans les boutiques, l'ambiance est partout la même. Le silence est brisée par le bruit des ciseaux puis celui des machines. Les couturière ne parlent pas et ont plutôt les yeux rivés sur leur machine. 

Nadia s'est installée à peine deux semaines avant le confinement et fabrique actuellement des masques pour la mairie de Chambéry. Un adjoint passe d’ailleurs régulièrement la voir : "Il nous livre tout en caisse : les masques, les élastiques et ensuite on n'a plus qu'à faire le montage. Il revient ensuite chercher les paquets." Une commande de 5.000 masques a été passée à toutes les couturières de la ville. Chaque masque leur revient 60 centimes. Il faut les fabriquer au plus vite, malgré les imprévus. "_Là j'ai un rythme ralenti car ma machine a lâché_...  je suis en panne de machine" constate Nadia, qui garde quand même le sourire. Mais la couturière n'est pas seule, deux amies sont venues l’aider bénévolement. 

Les masques commandés par la mairie de Chambéry
Les masques commandés par la mairie de Chambéry © Radio France - Luc Chemla

Des masques à cinq euros pour les particuliers

Changeons maintenant de boutique, toujours dans la rue Basse-du Château. Paula revient tout juste d’une livraison de 1.000 blouses pour le CHAL (Centre hospitalier Alpes Léman), en Haute-Savoie. Pas de pause pour la couturière, c'est reparti pour la fabrication des masques notamment pour les particuliers. Ils sont réalisés à partir de chutes de tissu et sont vendus 5 euros l’unité, et c'est le même prix dans toutes les boutiques de la rue. 

"Les commandes n'arrêtent pas. Au début c'était 10, 20, 30 demandes de maques par jour... maintenant c'est 80" - Paula, couturière

Les masques ont beaucoup de succès auprès des habitants. "Les commandes n'arrêtent pas. _Au début c'était 10, 20, 30 demandes de maques par jour... maintenant c'est 80. C'est énorme_. Ce sont des masques à la norme AFNOR que l'on brode à la machine. Il y a trois couches de tissus en coton polyester et le filtre dedans. On peut les laver en machine à 60 degrés ou sinon les stériliser dans une casserole d'eau bouillante en les plongeant une minute."

Ces affiches sont collées sur les vitres et portes de chacune des boutiques
Ces affiches sont collées sur les vitres et portes de chacune des boutiques © Radio France - Luc Chemla

Le rythme de travail est intense, 7 jours sur 7 du matin au soir, néanmoins Paula est rassurée. "Au début du confinement je me suis dit comment va-t-on faire, l'avenir est très noir car on n'avait plus d'entrée d'argent. Du coup ça fait du bien. On aide les gens et en même temps ils nos aident, car c'est quand même grâce à eux que l'on peut continuer notre activité." Mais l'activité justement n’en reste pas moins perturbée en ce moment. La priorité est donnée aux masques, toutes les autres activités de la boutique sont donc pour l’instant arrêtées.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess