Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Confinement : associations et chasseurs s'opposent sur les dérogations accordées pour la chasse

-
Par , France Bleu

Des associations dénoncent les dérogations accordées pendant ce confinement pour la chasse de certaines espèces, même si la pratique reste interdite pour le loisir. A l'inverse, chasseurs et agriculteurs réclament plus d'autorisations pour lutter contre "les dégâts agricoles".

Les chasseurs demandent des dérogations élargies pour chasser plus d'espèces en période de confinement.
Les chasseurs demandent des dérogations élargies pour chasser plus d'espèces en période de confinement. © Radio France - Sylvie Duchesne

La Fédération nationale des chasseurs (FNC) et des organisations agricoles demandent de nouvelles dérogations pour chasser pendant le confinement ce qui permettrait, selon eux, de limiter les dégâts aux cultures. Au contraire, des associations de défense de l'environnement veulent attaquer certaines dérogations, qu'elles jugent trop larges. 

Des dérogations demandées pour plus d'espèces animales

Alors que la chasse de loisirs est interdite en cette période de confinement, la pratique est autorisée par le ministère de la Transition écologique pour le prélèvement de sangliers et de cervidés et "exceptionnellement" d'autres espèces qui pourraient provoquer des dégâts sur les cultures, mais uniquement à cette fin et sur demande de l'autorité administrative. Mais certains organismes de chasseurs et agriculteurs demandent des dérogations pour chasser plus d'espèces. 

Le 10 novembre, la FNC, la FNSEA, Jeunes agriculteurs et les chambres d'agriculture (APCA) ont adressé une lettre à la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et au ministre de l'Agriculture Julien Denormandie. Selon eux "au-delà du grand gibier, il est impératif d'avoir la même logique de régulation concernant les autres espèces qui engendrent des dégâts agricoles selon les départements". Ils estiment que les dérogations doivent "concerner toutes les espèces qui occasionnent des dégâts considérables quel que soit leur statut ; gibier ou nuisible", selon le courrier. "Ces dérogations doivent être complémentaires des battues administratives décidées par les préfets", est-il ajouté.

Deux associations vont attaquer les arrêtés préfectoraux

A l'inverse, les associations de protection de la nature Aspas et la Ligue de protection des oiseaux (LPO) jugent que certains arrêtés préfectoraux vont trop loin et dénoncent l'attitude de certaines fédérations départementales de chasseurs, qui ont mis du temps, selon elles, à appeler leurs adhérents à ranger les fusils.
La LPO cite l'exemple des Landes où la fédération départementale a appelé le 8 novembre "l'ensemble des chasseurs à ne plus chasser", alors que la secrétaire d'Etat Bérangère Abba avait communiqué dès le 1er novembre sur l'interdiction de la chasse de loisir.
L'Aspas de son côté a recensé une vingtaine de départements qui autorisent "la chasse aux sangliers, cervidés, ESOD (espèces d'animaux suspectibles d'occasionner des dégâts) et autres espèces"

"Le chamois, le mouflon, le cormoran nous inquiètent particulièrement", indique Madline Rubin, directrice de l'Aspas, à l'AFP. L'association, avec la LPO, compte attaquer une vingtaine d'arrêtés préfectoraux, a-t-elle fait savoir.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess