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Dossier : Coronavirus Covid-19

Confinement : dans l'Indre, les assistantes maternelles tournent à plein régime

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Par , France Bleu Berry

Les assistantes maternelles de l'Indre avaient été touchées de plein fouet par le premier confinement, leurs contrats se réduisaient comme peau de chagrin. Mais la donne est totalement différente cette fois-ci. Lors du reconfinement, l'activité est à son niveau habituel.

Adeline Michaud, assistante maternelle à Châteauroux
Adeline Michaud, assistante maternelle à Châteauroux © Radio France - Laurine Benjebria

Le confinement, ce casse-tête pour les assistantes maternelles ! Elles gardent nos petits bouts de chou chez elles pendant que nous sommes au travail ou en télétravail. Pendant le premier confinement, elles ont vu leur nombre de contrat diminuer drastiquement, parfois réduit à zéro. Mais comment ça se passe lors de ce reconfinement ? Bien mieux, confie le service de la Protection maternelle et infantile du département de l'Indre.

Une activité quasiment nulle durant le premier confinement

Cela fait douze ans qu'Adeline Michaud est assistante maternelle au coeur de Châteauroux. Depuis quelques temps elle garde neuf enfants âgés d'un à sept ans, dont quatre enfants simultanément. Ce printemps, pendant le confinement, tous ses contrats ont été annulés. "Je n'avais aucun enfant en charge, j'étais à 700 euros par mois", déplore-t-elle. 

"On ne se relève pas de trois mois d'arrêt comme ça, il faut renflouer les caisses"

A contrario, avec  ce nouveau confinement, elle respire. Elle est assurée, pour le moment, d'avoir un salaire complet. Selon le service de la PMI du département, bon nombre d'assistantes maternelles ont retrouvé une activité quasiment normale. "On ne voit pas de changement", assure ainsi Dominique Zilliox, coordinatrice du service et référente covid Petite Enfance au sein du département.

"Je passe 2h30 à tout nettoyer" chaque jour

Les assistantes maternelles à plein régime doivent respecter un protocole sanitaire strict. Adeline Michaud ne peut plus organiser de jeux de société entre les enfants. Fini les échanges de jouets, désormais chaque petit a son propre bac de jouets. Quand ils veulent jouer avec des voitures miniatures, Adeline doit diviser le tapis de course en deux et mettre le troisième enfant de l'autre côté. "A table, on fait attention de ne pas prendre les couverts du voisin", "je dois leur dire de ne pas mettre les jouets dans la bouche".

Adeline doit tout réorganiser : si elle prévoit un atelier peinture elle doit acheter plus de pinceaux, si elle veut faire un atelier cuisine elle doit placer les enfants à une table différente, etc. Mais elle ne désespère pas : "On peut quand même chanter, se raconter des histoires", indique-t-elle. Elle essaie d'expliquer aux enfants la situation, "sans leur faire peur du virus ni du monde extérieur" : "Ils voient le virus comme un grand méchant", ajoute-t-elle.

Les enfants voient en effet toutes les précautions qui sont prises par l'assistante maternelle : elle porte le masque devant les parents, elle aère son salon plusieurs fois par jour, passe du spray désinfectant sur les jouets. "Nettoyage et désinfection, cela me prend 2h30" contre trente minutes auparavant, selon Adeline. Les produits sont à ses frais, tout comme les masques.

Une inquiétude toujours palpante au sein de la profession

Des assistantes maternelles réclament donc une prime ou des aides. Certaines ont augmenté leurs tarifs depuis la rentrée. Adeline a été contrainte de suivre la tendance, en passant de 3 euros de l'heure par enfant à 3,20 euros.

Durant le premier confinement, elle a pu bénéficier d'une aide de 300 euros la part de sa caisse de retraite. Mais cette aide n'est pas reconduite. Et pour l'instant, les assistantes maternelles ne peuvent bénéficier du chômage partiel. De quoi en inquiéter certaines. Elles font part de leurs questions auprès de la PMI. "Elles nous posent des questions sur les cas contact", affirme Dominique Zilliox. D'autres contactent les services départementaux car elles s'inquiètent de voir à nouveau leur salaires baisser. "Elles sont partagées entre la perte de salaire et si elles n'acceptent pas l'enfant elles ne sont pas payées et si elles acceptent, elles ont peur des risques qu'elles prennent", prévient la coordinatrice du service de la PMI dans l'Indre. Certaines entreprises ralentissent leurs activités, des parents préviennent donc les assistantes maternelles qu'ils risquent de passer au chômage partiel et dans ce cas n'auraient plus besoin de faire appel à leurs services.

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