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Confinement : hausse de 15% des appels sur la plateforme de signalement des violences sexistes et sexuelles

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Par , France Bleu

Le nombre d'appels de victimes est en hausse de 15% depuis le début du deuxième confinement sur la plateforme de signalement des violences sexistes et sexuelles du gouvernement, a indiqué ce mardi Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté.

Des agents spécialement formés recueillent les témoignages des victimes pour les conseiller et les orienter.
Des agents spécialement formés recueillent les témoignages des victimes pour les conseiller et les orienter. © Maxppp - Clara Gilles

Depuis le début du deuxième confinement, le nombre d’appels de victimes de violences conjugales, sexistes et sexuelles sur la plateforme dédiée du gouvernement est en hausse de 15%, indique ce mardi la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa. 

La plateforme, joignable à toute heure et tous les jours de la semaine de manière anonyme et gratuite, a été lancée en novembre 2018, après la mobilisation de milliers de personnes dans le cadre du mouvement #NousToutes. 

Marlène Schiappa a donné un point presse après une visite au commissariat de Guyancourt, dans les Yvelines, là où travaillent les agents dédiés. Le premier confinement, "terreau hélas propice aux violences conjugales", avait déjà vu "une explosion" des signalements sur la plateforme, cinq fois plus qu'en temps normal, a rappelé la ministre déléguée à l'Intérieur.
"Même s'il est encore trop tôt pour dire que les signalements exploseront à nouveau (...) on constate déjà une hausse des signalements à cette plateforme de l'ordre d'environ 15%"

Renforcement de policiers pour la plateforme

Elle a également annoncé que douze nouveaux policiers ont été recrutés fin octobre pour venir en aide aux 18 agents déjà mobilisés. Le pôle gendarmerie de la plateforme est lui basé à Rennes (Ille-et-Vilaine). Depuis leur lancement, policiers et gendarmes ont traité "plus de 20.000 tchats" via la plateforme, a précisé Marlène Schiappa.

Cette portail de signalement garantit l'anonymat des victimes et des témoins. Les agents formés à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes répondent aux tchats et orientent les victimes, notamment pour le dépôt de plainte, ou en cas de refus, vers des associations spécialisées. Si une menace immédiate pèse sur la personne, une patrouille de police peut être envoyée pour intervenir sur place.

La ligne nationale d'écoute soumise à la concurrence

Ce mardi, la Fédération nationale Solidarité femmes (FNSF) qui gère la ligne nationale d’écoute pour les victimes de violences conjugales, le 3919,dénonce dans un communiqué le projet du gouvernement de soumettre "à la concurrence" cette ligne. Elle souhaite que le gouvernement renonce à cet appel d’offres qui va mettre "en concurrence le réseau qui gère le 3919, via la création d’un marché public". Protéger les femmes de violences conjugales est "une mission d’intérêt général, elle ne saurait être soumise à une logique de marché", ajoute Solidarité femmes qui rassemble 73 associations dans toute la France.

Selon les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 142.310 plaintes pour violences conjugales, tous sexes confondus, en 2019. Un chiffre en hausse de 16% par rapport à l'année précédente. 

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