Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Confinement : ils oeuvrent pour une autonomie alimentaire au Pays Basque

-
Par , France Bleu Pays Basque

Le confinement a mis en exergue notre dépendance alimentaire avec des circuits-courts encore très limités. Sur la côte basque, plusieurs associations, dont Bio Divers Cité, poussent pour une réappropriation des espaces publics et privés par la végétalisation et le jardinage.

Bio Divers Cité cultive plantes et légumes dans son jardin à Biarritz et revend graines et plants qui en sont issus
Bio Divers Cité cultive plantes et légumes dans son jardin à Biarritz et revend graines et plants qui en sont issus - Elise Tinel

On les traite parfois de rêveurs, ou de façon plus méprisante de bobos, même si ces dernières années leur combat semble rencontrer un écho grandissant. Un écho encore accru avec le confinement qui a mis en exergue notre dépendance alimentaire et les limites d'un circuit-court encore insuffisant au Pays Basque malgré les efforts. Plusieurs associations, sur la côte notamment, oeuvrent pour l’autonomie alimentaire.

Autorisée à vendre ses plants en drive

Cela passe par la revégétalisation des villes, l'installation de fermes urbaines ou tout simplement la réappropriation du jardinage par les citadins. Autant de combats que mène la dynamique association Bio Divers Cité créée il y a deux ans par Elise Tinel et Charlotte Mulet, deux passionnées de la nature, et installée aux Serres de la Milady à Biarritz.

L'association a justement obtenu mi-avril l'autorisation de vendre à nouveau et de distribuer en drive à ses adhérents des graines et des plants. "Le but est assez simple et à la fois assez ambitieux, explique Elise Tinel, la présidente, c'est de réapprendre aux gens à se réapproprier un pan primordial de la vie : l'alimentation et l'autonomie alimentaire. Cela passe par des bases toutes simples comme apprendre à faire pousser ses légumes."

Jardiner même en appartement

Bio Divers Cité cultive ses propres légumes et élabore ses propres graines, semis et plants dans son jardin biarrot. "On vend des plants de variétés anciennes [tomates, poivrons, aubergines, piments, herbes aromatiques... ndlr] qu'on adapte au terrain, parce que d'une année sur l'autre, il y a une adaptation génétique des plantes qui vont être de mieux en mieux sur leur terrain sans qu'il y ait besoin de recourir à quelconque pesticide ou engrais chimique." A Biarritz, par exemple, le climat océanique sur un terrain battu par les vents et avec un air iodé, impose cette adaptation particulière.

Et pas besoin d'avoir un jardin pour cultiver soi-même un potager assure Elise, dont l'association dispense également des formations et propose des ateliers : "On a une certaine _variété de plantes qui vont être adaptées en pot_, donc à partir du moment où vous n'avez ne serait-ce qu'un balcon ou une terrasse... même si vous n'allez pas être autonome alimentairement, ça permet quand même une certaine production et une autonomie que ce soit sur les herbes aromatiques, sur un certains nombre de tomates cerises."

Elise Tinel, présidente et cofondatrice de Bio Divers Cité

Permis de végétaliser pour tout habitant

Par ailleurs, Bio Divers Cité milite pour ramener la nature en ville et favoriser la biodiversité par le réinvestissement de l'espace public. Elle a ainsi remporté en 2019 le premier budget participatif de la ville de Biarritz (vote des administrés) avec son "permis de végétaliser". L'idée c'est de permettre aux habitants de pouvoir, avec l'accord et l'aide de la municipalité, utiliser des parties adéquates de l'espace public pour y replanter des fleurs ou un potager. L'association a également été plébiscitée cette année avec son projet de plantation d'arbres fruitiers en ville.

Elle va également plus loin, rejoignant en cela d'autres associations du pays basques, en militant pour l'installation de fermes urbaines et de maraîchers en ville, via la "location de terrains avec des baux agricoles" pour permettre la viabilité des projets. L'objectif serait "de travailler en polyculture, de diversifier les variétés, travailler sans pesticides (…) pour nourrir tout le monde sans abîmer la moitié de la planète par la même occasion", explique Elise Tinel.

Frilosité des politiques

Certes les terrains en ville, notamment su la côte, se font rares, reconnait la présidente de l'association biarrote, mais il existe cependant un peu partout des terrains en friches qui pourraient être exploités. La difficulté repose surtout sur la forte pression immobilière et la frilosité des politiques.

Sur ce plan, la population semble plus prompt à évoluer que ses élus. D'ailleurs, Elise et Charlotte assurent sentir"un vrai engouement" autour de l'association, notamment depuis le début du confinement, et un véritable élan de soutien et de sympathie depuis sa création. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu