Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus

Confinement : "l'angoisse" des associations d'aide aux victimes de violences conjugales en Occitanie

Comment faire pour que les femmes battues ne soient pas des victimes collatérales du confinement ? C'est le souci des pouvoirs publics et des associations qui sont toute l'année à leurs côtés et qui tentent de maintenir le lien depuis dix jours.

39 19 le numéro anonyme et gratuit contre les violences faites aux femmes
39 19 le numéro anonyme et gratuit contre les violences faites aux femmes © Radio France - -

Depuis le début du confinement le numéro d'urgence national le 39 19 a reçu trois fois moins d'appels. Confirmation dans la région, ce huis-clos imposé rend la tâche des travailleurs sociaux très complexe. 

Des permanences téléphoniques malgré tout

A Toulouse, l'Apiaf (Association Promotion Initiatives Autonomes des Femmes) prend en charge quelques 1.200 femmes chaque année. L'association s'est réorganisée avec le confinement : elle a fermé son point d'accueil mais maintenu une permanence téléphonique tous les jours. Et puis les responsables continuent de se rendre dans les appartements où l'Apiaf héberge des femmes qui ont quitté leur foyer : "pour elles, ça va. Elles sont à l'abri. On continue de leur porter de la nourriture et désormais notre rôle est de surveiller leur état de santé à cause du coronavirus" raconte Carole Presta, une des responsables de l'association. 

Mais pour les autres, elle ne cache pas son inquiétude : "D'habitude on reçoit une vingtaine d'appels par semaine, là, on en a eu trois ou quatre à peine". Même constat à Muret, au sud de Toulouse, Clarisse Agostini est co-responsable de "Du côté des femmes" : "il y a une baisse des appels, qui est due sans doute au fait que c'est plus difficile pour elle de s'isoler pour nous parler. Peut-être que des femmes pensent aussi qu'on est fermés, ça nous inquiète".  

"D'habitude on reçoit une vingtaine d'appels par semaine, là, on en a eu trois ou quatre à peine"

Carole Presta explique : _"Des fois, on sent qu'elles se mettent dans un pièce pour parler doucement. Il faut faire attention à ne pas éveiller les soupçons de monsieur. Nous-mêmes, on fait très attention, on les laisse nous appeler"_

Le droit de briser le confinement pour fuir

Depuis le début du confinement, la préfète de l'Aude, Sophie Elizéon, demande à la police et à la gendarmerie une attention particulière sur les femmes ou les enfants victimes de violences."Le manque d'appel ne signifie pas qu'il n'y a pas de problème. Il faut leur dire qu'elles peuvent fuir !" insiste la préfète. 

Quelques numéros utiles en Occitanie

Si vous êtes victime de violences vous avez le droit de quitter votre domicile pour trouver refuge ailleurs. Il faut appeler le 17 ou le 115. Le 17 pour être mis en sécurité par la police ou les gendarmes, le 115 pour trouver un hébergement.

  • Gard : Centre d'information sur les droits des femmes à Nîmes. Par téléphone 06 81 22 13 29 ou par mail : Accueil@cidff30.fr. Ou bien viafeminafama.com

La Fondation des femmes a aussi lancé une cagnotte au niveau national pour pouvoir payer des nuits d'hôtel aux femmes seules ou avec enfants qui auraient été contraintes de quitter leur domicile en urgence pendant le confinement.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu