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Confinement : les associations craignent une recrudescence des violences conjugales en Gironde

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Plusieurs organismes d'aide aux femmes victimes de violences craignent une augmentation de la violence conjugale au cours des prochaines semaines. 200.000 femmes seraient actuellement confinées avec un conjoint violent en France. En Gironde, les associations se mobilisent pour aider ces femmes.

Image d'illustration
Image d'illustration © Maxppp - Stéphanie Para

"Faites attention à votre entourage, vos voisins, soyez vigilants !" Ce message est porté par les associations qui viennent en aide aux femmes en difficulté. Elles craignent, en plein confinement dû à la crise du coronavirus, une augmentation des violences conjugales.

À chaque crise personnelle ou sanitaire, ces associations s'en rendent compte : les violences augmentent d'un cran dans les foyers, en France comme en Gironde. "Les violences psychologiques deviennent des violences physiques, explique Caroline De Haas du réseau Nous Toutes. Les violences physiques deviennent des violences sexuelles et le nombre de féminicides augmente également." 

"On n'a pas de hausses d'appels sur le téléphone de la maison d'Ella (qui prend en charge à Bordeaux les femmes victimes de violences, ndlr) ce qui est assez inquiétant, estime Muriel Bichaud, thérapeute à la maison d'Ella. On a des personnes qui ne veulent pas que la première rencontre se fasse par téléphone en période de confinement, parce qu'elles sont avec leur conjoint. On imagine bien qu'elles ne peuvent plus faire de démarches et qu'elles n'ont plus cet espace de liberté pendant que le conjoint travaille pour passer un coup de fil ou s'adresser à une association." 

Violences conjugales et confinement, soyons vigilants, à chaque crise les associations s'en rendent compte : les violences augmentent d'un cran dans les foyers girondins

D’après Brigitte Tandonnet, co-présidente du CACIS (Centre Accueil Consultation Information Sexualité) à Bordeaux, nous devons donc tous être vigilants : "Il faut compter sur la solidarité, des voisins, trouver des subterfuges, proposer de faire une course, de s'occuper des enfants, émettre des signaux." 

Si cela ne suffit pas, les associations précisent que des applications existent, comme le Scrabble qui, en parallèle du jeu, proposent un tchat, ce qui permet de parler sans être vu. 

Le 39 19 de nouveau accessible

Le gouvernement a déjà pris la mesure de ce qui est en train de se passer. La secrétaire d'Etat égalité femmes hommes Marlène Schiappa a annoncé ce lundi que le numéro d'écoute 39 19 pour les femmes victimes de violences fonctionnait de nouveau normalement (il était en maintenance depuis jeudi 19 mars pour permettre la mise en place du télétravail pour les opérateurs) et que la plateforme de signalement était toujours accessible. 

En Chine et en Espagne aussi

Selon le collectif Nous Toutes, en Chine, avec le Coronavirus, les violences au sein du couple ont plus de doublé. Nous Toutes cite un ancien policier de la province de Hubei, fondateur d'une association de lutte contre les violences qui témoigne dans cet article en anglais.
L’Espagne de son côté a déclenché un plan d’urgence pour protéger les femmes victimes et prévenir l’augmentation des violences avec le confinement. 

Vendredi dernier, le collectif féministe a donc lancé une pétition pour demander au gouvernement un plan d'urgence contre les violences faites aux femmes. Intitulé "Confinement : protégeons les femmes victimes de violences", le texte rappelle que "pour les femmes et les enfants qui sont confiné.e.s avec un conjoint ou père violent, le danger n'est pas qu'en dehors de leur domicile."

Où s'adresser ?

Trois numéros à retenir en France : le 17 pour les femmes en danger, le 119 pour les enfants en danger et le 39 19, la plateforme d'écoute des femmes victimes de violences.
En Gironde, vous pouvez également vous adresser par exemple à :

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