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Confinement : "Les enfants font partie des premiers touchés" pour le président de l'Unicef en Picardie

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Par , France Bleu Picardie

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, France Bleu Picardie s’intéresse aux jeunes pour savoir comment ils vivent la crise sanitaire et économique que nous traversons. Lucien Fontaine, le président de l’Unicef en Picardie a répondu à nos questions.

Les enfants subissent aussi les conséquences du confinement (image d'illustration)
Les enfants subissent aussi les conséquences du confinement (image d'illustration) © Maxppp - Ludovic LAUDE

Cela fait plusieurs mois que la France est confrontée à la crise du coronavirus. En quoi cette crise nous amène (selon vous) à bafouer les droits des enfants ?

« Ce sont les familles les plus précaires qui ont été les plus touchées. En France, plus de 2 millions de personnes ont basculé dans la pauvreté depuis le début de la crise. Obligatoirement, des enfants ont donc aussi basculé. A Amiens, par exemple, le fonds de solidarité urbaine qui prend en charge des problématiques liées à la pauvreté, a augmenté. Et quand ce fonds augmente, ce n’est pas un très bon signe. Un amiénois sur cinq a subi cette crise. Les enfants font partie des premiers touchés. »

Quels sont les effets de la crise actuelle sur les enfants ?

« La crise a entraîné une précarité alimentaire dans certaines familles. Nous avons des mères isolées qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Lors du premier confinement, on s’est aussi aperçu que beaucoup d’enfants n’étaient _pas équipés en matériel informatique_, pourtant nécessaire pour suivre les cours à distance. La configuration de certains logements pose aussi problème, notamment dans les quartiers. Beaucoup d’enfants n’avaient pas d’espace assez grand pour vivre correctement le premier confinement : la situation est beaucoup plus supportable quand on a une maison avec jardin ou avec un bureau pour pouvoir travailler. Le fait de vivre en vase clos et de ne plus avoir de relations sociales, c’est très dur à accepter quand on est jeune. C’est une crise qui déshumanise les gens. »

Lucien Fontaine, le président de l'Unicef en Picardie
Lucien Fontaine, le président de l'Unicef en Picardie © Radio France - Claudia Calmel

Comment l’Unicef Picardie agit pour aider ces  jeunes ?

« En Picardie, nous avons distribué des kits scolaires (avec des cahiers, des crayons et des jeux éducatifs, ndlr). Pour le deuxième confinement, on a créé un collectif qui s’appelle _« Marchés solidaires »_. On organise des marchés dans des quartiers « politique de la ville » : nous ne présentons pas ces opérations comme des distributions alimentaires, mais comme de vrais marchés, par le biais des associations installées dans ces quartiers. On considère qu’inviter les gens au marché respecte davantage leur intégrité. La semaine dernière, nous avons organisé un de ces marchés solidaires au centre social Elbeuf d’Amiens. Et cette semaine, nous avons récupéré avec le « Relais social » d’Amiens Nord des courges et des citrouilles offertes par un centre commercial amiénois. Ces légumes seront consommés ce vendredi lors d’une soupe solidaire organisée pour la journée mondial des droits de l’Enfant. »

Le ministère de la Santé s'inquiète des conséquences psychologiques de ce deuxième confinement. Avez-vous des craintes pour les enfants et pour les jeunes à ce sujet ?

« Nous avons des craintes : beaucoup de personnes ont mois de relations sociales. Il faudrait plus de suivi, à l’avenir, sur ces questions. »

L’interview complète de Lucien Fontaine est à réécouter ici.

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