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Dossier : Coronavirus Covid-19

Confinement : les violences conjugales en hausse dans le Gard

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Par , France Bleu Gard Lozère

Au niveau national, les sollicitations des plateformes d'aide contre les violences conjugales ont flambé depuis le début du confinement. Une tendance qui se confirme dans le Gard.

Affiche d'aide aux victimes de violences conjugales dans une pharmacie.
Affiche d'aide aux victimes de violences conjugales dans une pharmacie. © Maxppp - Stéphanie Para

S’il est un cocon pour certains, le foyer peut devenir l’enfer pour d’autres. En témoignent les chiffres des violences faites aux femmes depuis le début du confinement en France. Et le Gard ne fait pas exception. En deux mois, le CIDFF 30 (le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles) est venu en aide à 90 femmes victimes de violences conjugales, soit deux par jour. 

"C’est énorme, souligne la directrice Béatrice Bertrand. Et ce n’est qu’un début." Pendant le confinement, l’association a été sollicitée principalement pour des cas graves de violences conjugales, nécessitant un relogement. Des femmes dont le contexte lié au Coronavirus n’a fait qu’accroître la détresse. 

"Beaucoup de femmes se posaient la question : ‘et si je suis victime de violences, est-ce que j’ai le droit de quitter le domicile ?’" - Béatrice Bertrand

"Nous avons dû les rassurer en leur disant que bien sûr, elles avaient le droit de partir, poursuit Béatrice Bertrand. Nous avons eu beaucoup de questions autour des attestations de déplacement, les femmes ne savaient pas où aller. Elles se demandaient si les hôtels étaient ouverts, si elles pouvaient être reçues par un médecin pour faire établir un certificat médical etc."

Les interventions des forces de l'ordre ont doublé

Depuis le début du confinement dans le Gard, les demandes de mise à l’abri des victimes de violences par le 115 sont en très forte hausse. Les interventions des forces de l’ordre liées à des signalements de violences conjugales sont également en forte augmentation : plus du double qu’à la même période en 2019. 

"C’est un appel à l’aide, mais ça ne veut pas dire forcément qu’on est dans des violences conjugales avérées, tempère la sous-préfète du Vigan Joëlle Gras. La référente de la lutte contre les violences faites aux femmes dans le Gard note que les chiffres des dépôts de plaintes, eux, sont plutôt stables. "Mais là encore, explique-t-elle, s’il n’y a pas de dépôt de plainte, cela ne veut pas dire non plus qu’il n’y a pas de violence. Cela montre peut-être aussi la peur d’aller dénoncer à ce moment-là précis."

Et après le confinement ?

Depuis l'annonce du déconfinement, les appels au CIDFF 30 liés aux violences faites aux femmes sont toujours aussi fréquents. L'association s'attend même à une aggravation de la situation. "Les victimes de violences psychologiques ou verbales se sont dit, ‘il y a plus grave que moi je vais attendre le déconfinement’", déplore Béatrice Bertrand qui ajoute que la psychologue du CIDFF 30 croule déjà sous les rendez-vous. 

Pessimiste sur les semaines à venir, la directrice de l’association retire malgré tout un aspect positif de ce confinement : une mobilisation sans précédent de tous les acteurs qui a permis d’éviter des drames. "Nous n’avons pas enregistré de féminicide en deux mois. Cela aurait pu parce qu’il y avait des cas très graves, mais nous avons pu l’éviter, et c’est très important."

Un avis partagé par la sous-préfète du Vigan. Joëlle Gras rend hommage à tous les acteurs de la lutte contre les violences faites aux femmes qui par leur coopération, "ont montré aux femmes que pendant cette période de confinement, elles n’étaient pas seules".

CIDFF 30 : l’accueil se fait sur rendez-vous au 20 rue de Verdun à Nîmes – N° 7j/7 : 04.66.38.10.70.

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