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Confinement : les appels au 119 Enfance en danger ont explosé de 90% certaines semaines, selon Adrien Taquet

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Par , France Bleu Paris, France Bleu
France

Les appels au 119 Enfance en danger ont augmenté de 35 % depuis le début du confinement, voire même explosé de 90 % certaines semaines dit Adrien Taquet, le secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance, invité de France Bleu Paris ce mercredi.

Adrien Taquet, secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance auprès du Ministre des Solidarités et de la Santé.
Adrien Taquet, secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance auprès du Ministre des Solidarités et de la Santé. © AFP - Estelle Ruiz

Les appels au 119 Enfance en danger ont augmenté de 35 % depuis le début du confinement, voire même explosé de 90 % certaines semaines dit Adrien Taquet, secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance auprès du Ministre des Solidarités et de la Santé, invité de France Bleu Paris ce mercredi matin.
« Chiffres inquiétants mais pas étonnants : quand vous avez 80 % des violences faites aux enfants par la famille, on se doutait bien que le confinement provoquerait un risque de violence accru ». Il ajoute que beaucoup d'enfants eux-même appellent.

Adrien Taquet veut aussi voir, à travers ces chiffres « le signe de notre vigilance accrue ». Deux chiffres complémentaires en sont la preuve, poursuit-il : « l’augmentation du nombre d’appels de la part des voisins : plus de 80 % certaines semaines, et des appels (plus de 35 %) provenant de camarades, après des échanges passés sur les réseaux sociaux ». 

L'invité de France Bleu Paris souligne également la communication renforcée depuis plusieurs semaines, à travers la campagne médiatique incitant à appeler le 119 et le 17.

Beaucoup d’appels émanent de l’Ile-de-France, où le bassin de population est extrêmement dense et où les logements sont plus étroits : ils conduisent plus rapidement au burn out. « Le 119 reçoit beaucoup d’appels des parents-eux-mêmes qui craquent et qui, démunies, ne savent plus comment faire ».

Que se passe-t-il une fois un signalement fait via le 119 ?

« Si c’est un mineur qui appelle, il est traité en priorité » précise Adrien Taquet. « Ensuite l’écoutant, qui est un professionnel formé, peut, s’il estime qu’il y a une urgence absolue, rebasculer immédiatement l’appel, vers les services de police et de gendarmerie, pour une intervention immédiate". Ce type de situation a également beaucoup augmenté depuis le début du confinement : + 45 %, depuis le début du confinement, de violences intra-familliales (violences conjugales ou violences sur enfants) selon les forces de police et de gendarmerie.

Les autres appels sont transférés vers les Cellules de recueil d’informations d’enfants préoccupants, cellules départementales qui vont mener des enquêtes sociales pour évaluer la nature du danger.

Quand il y a urgence impérative de protéger l’enfant, un juge est saisi explique le secrétaire d'Etat chargé de la protection de l’enfance. Il prend une ordonnance de placement provisoire. « Une centaine d’ordonnances ont été prises depuis le début du confinement ». Ce qio signifie qu'une centaine d’enfants ont été placés provisoirement auprès de l’aide sociale à l’enfance en urgence ».

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. © Maxppp - Luc Nobout

Quand les jeunes qui étaient déjà placés vont-ils à nouveau revoir leurs parents ?

Les jeunes en foyer de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ne peuvent pas voir leurs parents depuis le début du confinement. Les visites ont été suspendues. "Nous travaillons depuis 15 jours à la reprise de ce droit de visite, parce qu’il est important que les enfants puissent revoir leurs parents" dit Adrien Taquet sur France Bleu Paris qui ajoute que depuis lundi 27 avril, ces droits de visites sont progressivement rétablis, dans des conditions sanitaires strictes. Lui et ses équipes étudient actuellement le rétablissement, à partir du 11 Mai, du droit d’hébergement : la possibilité pour l’enfant d’aller dormir chez ses parents, "dans des conditions sanitaires respecteuses de l’état d’urgence".

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