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Confinement : "On se rend compte à quel point il y a besoin d'un service comme le nôtre" (SOS Amitié)

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Par , France Bleu Armorique

Pas plus d'appels, mais plus d'angoisse. En cette période de confinement, les bénévoles de SOS Amitiés à Rennes écoutent des personnes de plus en plus isolées, et de plus en plus angoissées par le coronavirus.

Les bénévoles de SOS Amitié se relaient au poste téléphonique de l'association.
Les bénévoles de SOS Amitié se relaient au poste téléphonique de l'association. © Radio France - Adrien Beria

Ils continuent, tous les jours, 24 heures sur 24 à répondre au téléphone dans leurs locaux de Rennes. Sur la cinquantaine de bénévoles de SOS Amitié à Rennes, "plus de la moitié" vient encore travailler, malgré le confinement., estime la présidente, Michèle Chaussumier. "Il n'y a pas de désaffection, poursuit-elle. Nos écoutants se rendent compte à quel point il y a besoin d’un service comme le nôtre". 

Dès que l'on raccroche, ça sonne à nouveau

Alors, les écoutants, justement, prennent leur attestation, cochent la case "aide à personne vulnérable" et viennent passer leurs quatre heures, seuls dans un bureau, à prendre les appels. "Impossible de savoir combien il y en a, mais dès que l'on raccroche, ça sonne à nouveau", décrit Michèle Chaussumier. Certains viennent même davantage pendant le confinement. C'est le cas d'Emmanuel, Rennais, deux ans d'écoutant derrière lui, et qui a répondu au téléphone pendant 16 heures la semaine dernière, contre quatre habituellement. 

Parmi tous ces appels, ce sont surtout des habitués, qui composent le 02 99 59 71 71. "Beaucoup de gens qui sont isolés, confie Emmanuel. Souvent, avant, ils sortaient faire des courses, pour croiser des gens, parler à la boulangère. Ils peuvent le faire, mais ils n’osent plus, ils ont peur. Ils ressentent une énorme charge d’angoisse". De l'angoisse par rapport au confinement, mais aussi face au virus en lui-même. Peut-être même davantage à cause du virus. "Ce sont des publics plus fragiles, alors ils se posent des questions plus profondes, analyse Michèle Chaussmier. Ils pensent beaucoup à la mort, à ce que l'humanité va devenir". 

Au bout du fil, des habitués et quelques nouveaux 

Et si, après une semaine de confinement, de nombreux Français en profitent pour appeler leur famille, voir organiser des apéros virtuels entre amis, les appelants habituels de SOS Amitié sont trop isolés pour ce genre de gestes. "Quand vous n'avez pas appelé votre mère depuis cinq ans, ce n'est pas maintenant que vous allez le faire", dit, lapidaire Emmanuel. 

Ce même Emmanuel, qui, en plus des "habitués" reçoit aussi des coups de fil de personnes démunies face au Covid-19. C'est par exemple le cas de cette mère de trois enfants, qui n'arrivait pas à joindre le numéro vert consacré au virus. "Elle était paniquée, elle n’osait plus sortir, elle pensait que le virus se transmettait dans l'air. Je lui ai dit que je n'était pas médecin, mais qu'a priori, elle pouvait mettre le nez sur son balcon". Alors, à défaut de solution médicale, c'est une oreille attentive qu'apportent les bénévoles. Qui pourraient le faire encore davantage ces prochaines semaines, puisque leur présidente réfléchit à une solution pour pouvoir instaurer le télétravail.  

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