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Confinés en Creuse... objets de tous les soupçons !

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Par , France Bleu Creuse

Mireille et Gilles sont réfugiés en Creuse depuis lundi pour vivre le confinement à la campagne. Elle est Parisienne, lui Alsacien. Ils possèdent une maison de famille dans le sud du département. Sur les réseaux sociaux, ils sont accusés, comme les autres urbains, de véhiculer le Covid-19.

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... © Radio France - Camille André

Ce sont "les Parisiens". Ils viennent parfois de Paris, ou de la région parisienne, ou simplement d’une grande ville, et se sont réfugiés en Creuse pour vivre la période de confinement à la campagne. Un phénomène qui s'est produit en Chine, juste avant le confinement de plusieurs millions de personnes, à Wuhan, berceau de l'épidémie.

C'est le cas de Gilles et Mireille, frère et soeur nés d'un père creusois. Pour "au moins deux semaines", ils savourent le bonheur simple d'une vie à la campagne, malgré le virus. Ils se sont installés dans la grande maison de famille, dans le sud-creusois.

En reconversion professionnelle, Mireille est une ancienne assistante de direction dans une entreprise de la région parisienne. "Lundi, avant le discours d'Emmanuel Macron, j'ai dit à mes filles : qu'est-ce qu'on fait ? On attend le discours ? On reste ici ? On s'en va ? Elles m'ont dit : on s'en va. Vers 17h30 on était en route pour la Creuse. Autant être confinés dans le Limousin plutôt que dans notre appartement à Paris où il y a pas mal de cas (de Covid-19)."

"Je préfère être en Creuse que dans un appartement de 60m²"

Mireille embarque avec elle deux de ses trois filles, âgées de 15 et 24 ans, et sa nièce, 25 ans. Elle contacte son frère, chirurgien-dentiste à Strasbourg, et le convainc de les rejoindre... ce qu'il fait le soir même. "On vit tous en appartement, dit Gilles. Le choix il est là, on préfère vivre cette période dans une grande maison avec un grand jardin plutôt que dans un appartement de 60m²."

La Creuse en 2020
La Creuse en 2020 © Radio France - Olivier Estran

Sur les réseaux sociaux, les internautes se déchaînent. Pas spécifiquement contre eux, mais contre tous les urbains qui, en temps de crise, trouvent des vertus à cette campagne généralement oubliée, voire moquée.

On les accuse surtout d'être de potentiels porteurs du virus. "J'ai entendu ça aussi, raconte Mireille. Hier je suis allé faire des courses, il y avait une dame à côté de moi qui disait : les Parisiens vont tous nous ramener le coronavirus. C'est probable, on ne sait pas, on est peut-être porteurs. Mais on est tellement isolés. On est la seule maison dans le coin. Et puis on est confinés; on ne sort pas. Je n'ai qu'une voisine, une jeune femme que je connais depuis des années. Elle nous a permis d'utiliser son WiFi pour que la petite puisse suivre ses cours. Mais on n'est pas rentrés chez elle, on a installé l'ordinateur dehors."

A ce jour, l'Agence Régionale de Santé n'a identifié que 4 cas positifs de Covid-19 en Creuse.

Le premier cas remonte au jeudi 12 mars... et il concernait un "Parisien", ce qui contribue à la suspicion ambiante.

Mireille, Gilles, et leurs enfants vont rester en Creuse au moins deux semaines… ils sont prêts à rester plus longtemps si les mesures de confinement sont prolongées.

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