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Congé de deuil après la mort d'un enfant : "Même 12 jours de congé, c’est une poussière" raconte une maman

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Par , France Bleu Maine, France Bleu
Le Mans, France

Emmanuel Macron convoque les députés de la majorité ce mardi après le couac il y a dix jours. La majorité a refusé d'étendre le nombre de jours de congé pour le deuil d'un enfant. Il devait passer de 5 à 12 jours. Dans la Sarthe, une association aide les familles endeuillées.

Sylvie, bénévole à l'association l'Arc en Ciel au Mans, et Katia.
Sylvie, bénévole à l'association l'Arc en Ciel au Mans, et Katia. © Radio France - Victor Vasseur

Katia ne comprend toujours pas, comment des députés ont pu voter contre la proposition de loi, il y a dix jours, pour allonger les congés d'un parent endeuillé ? "Cela fait sept mois, je ne m’habitue toujours pas. Je pleure encore tous les jours." Cette mère de famille a perdu son enfant, Kenzo, 15 ans, lors d'un accident de la route l'été dernier : "Je n’ai même pas eu assez de jours pour préparer l’enterrement de mon fils" raconte-t-elle. "Passer à 12 jours, c’est rien, c’est une poussière."

"Quand il y a le décès d’un enfant, c’est le tsunami"

Depuis cinq mois, Katia est accompagnée par Sylvie, elle est bénévole depuis 11 ans à l'association l'Arc en Ciel au Mans, qui aide les parents en deuil partout dans la Sarthe : "Je pense que les personnes qui ont proposé cette loi, elles ne sont pas endeuillées d’un proche" précise Sylvie. "Si elles avaient vécu de l’intérieur ce que les familles vivent ici, ce n’est pas 12 jours qu'il faut. Quand il y a le décès d’un enfant, c’est le tsunami."

L'association l'Arc en Ciel au Mans, dans la Sarthe.
L'association l'Arc en Ciel au Mans, dans la Sarthe. © Radio France - Victor Vasseur

Des congés plus longs ?

Ni Katia, ni son employeur ne connaissait l'existence d'un congé parental. Depuis le mois de juillet, elle est donc officiellement en arrêt maladie, pour angoisse et dépression. Elle a bien tenté de reprendre son travail, en décembre, au Mc Donald du Mans. "J’ai essayé une semaine, je me suis écroulée par terre dans les vestiaires" se souvient Katia. "C’est quand j’ai repris le travail que je me suis rendue compte que non, c’est impossible, je ne suis pas prête, il me faut encore du temps."

Ce que souhaite Katia, c'est que le congé parental soit rallongé, à six mois, voire un an, et surtout, qu'un véritable accompagnement se créer pour soutenir les familles.

Katia, mère de famille, est accompagnée par l'association.
Katia, mère de famille, est accompagnée par l'association. © Radio France - Victor Vasseur
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