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Société

Congrès des sapeurs-pompiers de la Creuse : sous le signe de la solidarité

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Par , France Bleu Creuse

Les pompiers de la Creuse se sont réunis à Dun-le-Palestel pour tenir leur 71e congrès annuel. Ce dimanche était aussi la Journée nationale des sapeurs-pompiers, l'occasion de rendre hommage à leurs collègues qui ont perdu la vie dans l'exercice de leur mission.

La section de La Souterraine des Jeunes Sapeus-Pompiers
La section de La Souterraine des Jeunes Sapeus-Pompiers © Radio France - Lisa Melia

Dun-le-Palestel, France

"La solidarité est notre ADN." Le colonel hors-classe Frédéric Delcroix, directeur départemental des services d'incendie et de secours dans la Creuse (SDIS) n'hésite pas une seconde : sans solidarité, pas de pompiers. Les hommes et les femmes au service des autres, dans la Creuse, avaient rendez-vous ce dimanche 16 juin, à Dun-le-Palestel, pour le 71e congrès départemental, à l'occasion de la journée nationale des sapeurs-pompiers de France.

Solidarité entre pompiers

Au premier chef, c'est la solidarité entre les pompiers, car elle s'avère de plus en plus nécessaire. Comme les autres corps de métier représentants l'Etat, les sapeurs-pompiers sont de plus en plus souvent pris à partis, soumis à des manques de moyens ou victimes du stress. "Nous ne sommes pas des super-héros, nous sommes aussi des gens fragiles avec de temps en temps des difficultés", atteste Frédéric Delcroix.

Peuvent alors intervenir les collègues du centre de secours, mais aussi les échelons départementaux et nationaux, l'union et la fédération, sans compter l'Amicale des pompiers. "C'est un métier qui a changé, précise Frédéric Delcroix. La société a évolué aussi. Du "sauveur" que nous étions hier, on se retrouve aujourd'hui face à des gens qui, parfois, sont pris par cible"

La vie de caserne fait que les gens s'aident, s'épaulent, se soutiennent. Nous sommes très attentifs et dès qu'il y en a un qui ne va pas bien, on essaie vraiment de savoir pourquoi, de lui en parler, de lui proposer une aide. Spontanément, comme c'est lui qui va souvent aider les autres, il n'a pas tendance à demander de l'aide.

Solidarité avec la société

"Nous sommes engagés depuis longtemps avec le téléthon, explique Christophe Bellot-Anthony, président de l'Union départementale des sapeurs-pompiers de la Creuse et administrateur de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. On prend les bras et les jambes de nos sapeurs-pompiers pour lever des fonds, puisque c'est généralement un défi physique, qui nous permet de récolter de l'argent."

Cette année, la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France va gravir un mont du Jura, haut de 3 637 mètres. Le choix n'a pas été fait au hasard : la hauteur correspond au 36 37, le numéro pour faire un don auprès du téléthon.

Jeunes sapeurs-pompiers

Cet état d'esprit imprègne aussi les plus jeunes : les jeunes sapeurs-pompiers regroupent tous les ado de 12 à 16 ans qui souhaitent être formés pour devenir, un jour, sapeur-pompier. "Nous y allons tous les samedis, de 8h à midi, raconte Axelle, 16 ans. D'abord, ce sont deux heures de sport, ensuite ce sont les cours." A terme, les ado passent un brevet qui leur permet d'être opérationnel et de devenir sapeur-pompier volontaire. Toujours accompagnés, ils prennent part à certaines interventions.

"Depuis toute petite, je baigne dedans, mon papa est pompier, décrit Amélie, 14 ans. Je vois les camions. C'est un rêve d'enfant que j'ai envie de réaliser aujourd'hui. Ce qui me plaît, ce sont les missions des pompiers : aider les gens, être là pour eux, sauver des vies, éteindre des feux... un peu comme des super-héros." Ils sont une centaine dans le département de la Creuse à suivre cette formation, encadrés par plus de 70 animateurs.

Les deux jeunes filles font partie de la section des JSP de La Souterraine, encadré par le caporal-chef Sylvain Bompeix. Il a 26 jeunes sous sa responsabilité. La première année est consacré à la théorie, pour connaître tout le matériel qui sera utilisé par la suite. Les trois suivantes, à la manoeuvre. Les jeunes sont ensuite évalués et pourront décrocher, s'ils ont le niveau requis, le brevet. 

"Une grande motivation est demandée, précise Sylvain Bompeix, car ils doivent retenir beaucoup de choses, même étalées sur quatre ans. Une fois qu'ils ont passé le brevet, ils vont être capables d'entrer dans tous les engins d'incendie. 16 ans, c'est jeune, ils arrivent dans un autre monde, entre l'associatif et l'opérationnel, c'est quand même un grand pas, c'est pour ça que le brevet est quand même compliqué à avoir et qu'il faut mettre un barème un peu haut."

Axelle et Amélie n'ont pas les mêmes ambitions. Amélie souhaite devenir professionnelle, tandis qu'Axelle veut travailler comme assistante sociale auprès d'enfants handicapés, tout en assurant ses gardes mensuelles de pompier volontaire. Les deux jeunes filles, toutefois, se retrouvent sur l'esprit de solidarité et d'entraide qu'elles apprécient au sein des sapeurs-pompiers. "C'est une grande famille", résume Amélie.