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Société
Dossier : Le pourquoi du comment

Contraception : pourquoi les femmes délaissent la pilule

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Par , France Bleu Auxerre, France Bleu

Ce mercredi 26 septembre est la journée mondiale de la contraception. En France, 7 femmes sur 10 utilisent une méthode médicalisée pour assurer leur contraception. Mais la pilule perd du terrain.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Luc Nobout

En France, la pilule reste le premier choix de contraception des femmes, mais il baisse d’années en années. Selon les chiffres du « Baromètre Santé Contraception » de 2016 de Santé publique France, elles sont 60,4% à faire ce choix entre 15 et 19 ans et 59,5% entre 20 et 24 ans. Mais globalement, ce choix de la contraception orale est en baisse depuis plusieurs années. 45% des femmes de 15 à 49 ans concernées par la contraception prenaient la pilule en 2010, contre 36,5% en 2016.

Pourquoi les femmes délaissent-elles de plus en plus la pilule ? 

D'abord parce que depuis la légalisation de la contraception, par la loi Neuwirth en 1967, les méthodes se sont beaucoup diversifiées. Implants, patchs, anneaux contraceptifs, les femmes ont aujourd’hui une dizaine de possibilités, en fonction de leur mode de vie, de leur âge, de leurs habitudes.

Et puis, si les femmes prennent moins la pilule, c'est aussi parce qu'elles ont peur des hormones. On parle même d'une "crise de la pilule" depuis 2012, depuis qu'une jeune femme a porté plainte contre le laboratoire Bayer parce qu'elle a été victime d'un AVC à cause, selon elle, de sa pilule. La justice a dédouané le laboratoire pharmaceutique, mais le doute s'est installé. 

Au-delà des risques liés aux pilules de 3e et 4e génération, la méfiance est plus générale. De plus en plus de femmes ne veulent pas prendre un traitement pendant plusieurs années alors qu'elles ne sont pas malades. Elles ont peur des effets secondaires et souhaitent quelque chose de moins « chimique ». 

Quelles sont les méthodes qui progressent ?

La méthode qui a le plus profité du recul de la pilule, c'est le DIU (Dispositif Intra Utérin), ce qu'on appelle le stérilet dans le langage courant. Les progrès scientifiques ont permis de rendre cette méthode accessible à toutes les femmes, y compris celles qui n'ont jamais eu d'enfants. En 2017, le nombre de femmes à avoir fait ce choix a augmenté de près de 7%.

L'usage du préservatif augmente aussi, de près de 5 points. Enfin, l'implant contraceptif a fortement progressé. Ce petit bâtonnet de 4 cm de long et de seulement 2 mm de diamètre est introduit sous la peau et se remplace tous les trois ans. Il est spécialement indiqué pour les femmes qui ont tendance à oublier de prendre leur pilule.

La contraception, c'est toujours une préoccupation essentiellement féminine ?

Oui, c’est incontestable, la responsabilité de la contraception repose toujours essentiellement sur les épaules des femmes. Il faut dire que les contraceptifs masculins, mis à part le préservatif, ne sont pas très répandus.

Pourtant, selon un sondage réalisé en 2012 par l’institut CSA, 61% des hommes se disent prêts à prendre une pilule contraceptive. Et en plus, ça existe, sous la forme d’une injection hebdomadaire, mais certains médecins doutent encore de son efficacité. D’autres professionnels évoquent des effets secondaires.

Il y a aussi la vasectomie, une méthode de stérilisation indolore, autorisée depuis 2001. Cette opération est à la fois méconnue et redoutée par les hommes. Moins de 1% des Français y ont recours. Au Royaume Uni, ils sont près de 20%

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"Le pourquoi du comment sur la contraception" - Par Delphine Martin

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