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Contre la hausse des résidences secondaires, il milite pour un statut de résident en Bretagne

Pour faire face à l'augmentation du nombre de résidences secondaires en Bretagne, un militant de l'Union démocratique bretonne (UDB) propose de mettre en place un statut de "résident". L'idée est défendue par la liste emmenée par Europe Ecologie Les Verts aux élections régionales. Explications.

En Bretagne, 13% des logements sont des résidences secondaires.
En Bretagne, 13% des logements sont des résidences secondaires. © Maxppp - Julien BARBARE

En Bretagne, un peu plus de 13% des logements sont des résidences secondaires selon l'Insee. Un chiffre légèrement supérieur à la moyenne nationale (9%). Dans certaines communes du littoral morbihannais ou sur la côte de granit rose ce taux peut même dépasser les 70%. 

Une idée au programme de la liste "Bretagne d'avenir"

D'après les agents immobiliers, la crise sanitaire pourrait amplifier ce phénomène. Nil Caouissin, militant au sein de l'union démocratique bretonne (UDB) fait le même constat. Face à cela, il a donc rédigé un "Manifeste pour un statut de résident en Bretagne". Une idée reprise par la liste "Bretagne d'avenir" emmenée par le parti Europe Ecologie Les Verts pour les régionales.

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Gérer mes choix

"Dans certains secteurs de Bretagne, les gens qui ont un revenu modeste ne peuvent pas acheter de logement. Il y a une discrimination par l'argent et nous voulons mettre fin à cette ségrégation," soutient celui qui s'affiche comme un soutien de la liste. Pour le professeur d'histoire géographie, l'augmentation du nombre de résidences secondaires fait courir un risque aux communes bretonnes. Elles pourraient se retrouver désertées pendant l'hiver. 

Pas une mesure contre les Parisiens

La spéculation fait aussi augmenter les prix, alors pour y remédier Nil Caouissin propose un statut de résident qui pourrait être obtenu après une année de location en Bretagne. "Il faut une durée qui permette d'éviter que des spéculateurs ou futurs résidents viennent passer trois semaines en vacances pour dire qu'ils sont résidents. C'est une durée suffisante qui permet de prouver que ces personnes ont envie de s'installer durablement en Bretagne," avance le professeur. 

Ce projet viserait-il les Parisiens ? "Non" rétorque Nil Caouissin. "L'idée n'est pas d'opposer les Bretons contre les autres. Nous voulons prioriser un projet de vie en communauté, ce n'est pas la Bretagne aux Bretons." 

Blocage constitutionnel

Depuis plusieurs années, le parti indépendantiste Corsica Libéra défend lui aussi un statut de résident corse afin de limiter la spéculation sur l'île de beauté. Emmanuel Macron avait exprimé son opposition face à un projet "contraire à notre Constitution". Ce statut créerait une inégalité entre les citoyens et limiterait l'accès à la propriété. "Il n'y aura pas d'expropriation alors il faut ouvrir ce débat sur la constitutionnalité. Cette mesure est appliquée en Finlande et en Italie alors je ne vois pas en quoi elle est contraire au droit européen. Je plaide en faveur d'une droit à l'expérimentation."

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